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soubhanallah

Ô Allah ! Fais que les fins de toutes nos actions soient bonnes, préserve-nous de la honte en ce bas monde et du châtiment dans la vie future.

Vendredi 30 mars 2007

Question : Quelles sont les qualités qui distinguent le groupe sauvé ?


par Cheikh Mohammed ibn Salih Al-Othaymine.

Réponse : Louange à Allah, Les principales qualités distinctives du groupe sauvé sont :

– L’adoption du dogme tel que conçu et vécu par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui);

– L’observance du culte comme il le faisait;

– Adhésion aux règles morales enseignées par lui;

– Application de la législation islamique.

Voilà quatre domaines dans lesquels les membres du groupe sauvé excellent.

Dans le domaine du dogme, le groupe se conforme strictement aux enseignements du Livre et de la Sounna du Messager d’Allah en matière d’unicité absolue d’Allah dans Sa divinité, dans Sa souveraineté, dans Ses noms et attributs.

Dans le domaine des pratiques cultuelles, ils se conforment à leurs modalités, à leurs quantités, à leurs temps, à leurs lieux et à leurs causes. C’est pourquoi ils n’inventent rien dans la religion d’Allah. Bien plus, ils observent les bonnes règles de conduite dans leurs rapports avec Allah et Son Messager. Ils ne les devancent pas en prenant l’initiative d’introduire dans les pratiques cultuelles quelque chose sans la permission d’Allah.

Dans le domaine des mœurs, le groupe excelle par ses belles qualités qui se traduisent par leur amour pour les Musulmans, par leur ouverture aux autres, par leur affabilité, par leur belle manière de parler, par leur générosité, par leur courage, entre autres bonnes mœurs.

Dans le domaine des transactions, il tient un langage de vérité aux gens et traite les affaires avec eux dans une parfaite clarté en application de l’enseignement du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) exprimé en ces termes: «Les parties impliquées dans une opération de vente ont le droit d’y renoncer tant qu’elles ne se seront pas séparées. Si elles n’expriment pas la vérité clairement, leur opération sera dépourvue de bénédiction».

L’absence chez l’individu de certaines de ses qualités ne l’exclut pas du groupe sauvé. Mais chacun y occupe le rang que son œuvre lui permet de posséder. Cependant si la lacune se trouve au niveau du dogme et se traduit par le manque de sincérité, elle peut exclure l’intéressé du groupe. La perpétuation d’innovations peut aussi pousser un individu hors du groupe.

Quant aux manquements qui relèvent du domaine de la morale et de celui des transactions, ils n’entraînent pas l’exclusion du groupe mais rétrogradent leurs auteurs.

Il faut cependant être plus explicite sur la question des mœurs. L’un de ces plus importants aspects réside dans l’unité du mot (l’adoption du même langage) et l’attachement unanime à la Vérité en application de la recommandation divine exprimée en ces termes: {Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu´ Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t´ avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus: "Établissez la religion; et n´ en faites pas un sujet de divisions". Ce à quoi tu appelles les associateurs leur paraît énorme Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent} [42:13]. Allah nous a informé que Mohammed (bénédiction et salut soient sur lui) désavoue totalement ceux qui divisent leur religion et forment des groupes partisans. En effet, Allah le Puissant et Majestueux dit à ce propos: {Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n´ es responsable en rien: leur sort ne dépend que d´ Allah. Puis Il les informera de ce qu´ ils faisaient} [6:159].

L’adoption du même langage et la cohésion (sentimentale) font partie des principales qualités du groupe sauvé, les membres de la Communauté des Sunnites.

Quand un différend les oppose dans un domaine où il y a lieu de faire appel à l’effort d’interprétation personnel (des textes), leur discussion n’est empreinte ni de jalousie ni d’inimitié, ni de haine. Car ils n’en croient pas moins que malgré le différend ils restent des frères (en religion). Bien plus, l’un d’eux peut même prier derrière un imam tout en pensant que celui-ci n’a pas procédé correctement aux ablutions alors que l’imam est convaincu de l’avoir bien fait. C’est l’exemple de quelqu’un qui prie derrière un imam qui vient de manger de la viande de chameau en pensant que cela n’entraîne point la rupture de ses ablutions. Celui qui a prié derrière lui, peut être de ceux qui pensent le contraire, mais cela n’empêche pas de juger la prière ainsi accomplie correcte. Pourtant il continue à penser que si lui-même avait consommé de la viande de chameau juste avant de prier, sa prière serait invalide parce que ses ablutions auraient été annulées à cause de la consommation de ladite viande. Ceci est possible parce que les membres du groupe pensent que le différend qui relève d’un domaine dans lequel il est permis de développer des points de vue divergents n’est pas un vrai différend. En effet, chacun des intéressés ne fait que son devoir s’il se limite à se référer à un argument qu’il juge irréfutable.

Les membres du groupe pensent que si un de leurs frères soutient un point de vue différent sur la base d’un argument valable, il reste en accord avec eux, en principe. Car ils prônent eux-mêmes la recherche des arguments, où qu’ils puissent se trouver. Si on les contredit pour se conformer à un argument, on est en réalité en accord avec eux parce qu’on ne fait que répondre à leur appel et appliquer leur enseignement qui consiste à faire appliquer le livre d’Allah et la Sounna du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui).

Bon nombre des ulémas savent que des différends de cette nature opposèrent les Compagnons même du vivant du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et celui-ci ne fit violence à personne (pour cela).

Quand le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) rentra après l’expédition menée contre les coalisés, Gabriel lui fit signe de se diriger vers le campement des Bani Qurayzha qui venaient de rompre le pacte conclu avec les Musulmans. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) mobilisa ses compagnons et leur dit : « Que personne n’accomplisse la prière d’asr qu’une fois arrivé au campement des Bani Qurayzah ». Ils quittèrent Médine pour se rendre auprès des Bani Qurayzah, mais le temps de la prière d’asr entra. Certains reportèrent cette prière et arrivèrent à destination au-delà du temps de ladite prière sur la base de leur interprétation des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). D’autres accomplirent la prière à son heure et se dirent que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ne s’exprima comme il le fit que pour nous inciter à nous dépêcher, mais ne voulut pas que nous reportions la prière. Ce dernier groupe eut raison. Toujours est-il que le prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ne fit violence à aucun des deux groupes. La différence d’interprétation suscitée par les propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ne poussa aucun des groupes à nourrir de la haine ou de l’inimitié à l’égard de l’autre.

Voilà pourquoi je pense que les musulmans qui se réclament de la Sounna devraient former une seule communauté et éviter l’exclusion en leur sein de partis qui fassent qu’Un tel soit identifié à un parti, Un tel à un deuxième parti et Un tel à un troisième parti. Partis qui se plongent dans une guerre verbale qui radicalise des hostilités qui ne se fondent que sur un différend qui relève d’un domaine dans lequel il est bien permis de développer des points de vue divergents. Je n’ai pas besoin de citer nommément un groupe donné. Mais celui qui est doué d’intelligence percevra la chose clairement.

Je pense que les membres de la communauté des Sunnites ont l’obligation de s’unir malgré leurs divergences dues à des interprétations acceptables des textes. En effet, cette affaire est vaste. Allah soit loué. Ce qui importe c’est l’unité des cœurs et du langage. Car, il n’y a aucun doute que les ennemis des musulmans, qu’ils s’agisse d’ennemis déclarés ou d’ennemis qui se présentent comme des amis, préfèrent que les Musulmans restent divisés. Aussi faut-il que nous préservions le privilège de la Communauté sauvée qui consiste dans leur adhésion commune à un seul mot.


Cheikh Mohammed ibn Salih Al-Othaymine.
Extrait du livre : Madjmou’ Fatawa wa rassail, tome 1, p. 38-41


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Mardi 13 mars 2007

Les prières surérogatoires

 

 

 

 

 

 

Il est recommandé à chaque musulman et musulmane de prier :

 -          quatre Rakcât (surérogatoires) avant la prière du Zhuhr, et deux, après ;

 

-          deux, après le Maghrib ;

 

-          deux, après l’Ishâ’ ;

 

-          deux, avant le Fajr.

 

Le nombre total de ces Rakcât fait douze ; ces prières s’appellent « les prières conti­nuelles » (Rawâtib) car le Prophète ne les délaissait jamais, lorsqu’il n’était pas en voyage.

 

 

 

 

 

 

 

Par contre, lorsqu’il était en voyage, il délaissait celles-ci sauf les deux Rakcât avant le Fajr, et la prière du Witr ; il ne les délaissait ni en voyage, ni lorsqu’il était chez lui. Et nous avons certes dans la personne du Prophète (e), le meilleur exemple, selon la parole d’Allah Y :

 

 

 

)لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ(  

 « En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre]… »[1]

 

 

 

 

… et la parole de Son Prophète (e) :

 

 

 

)صَلُّوا كَمَا رَأَيتُمُوني أُصَلِّي(

 

 

 

« Priez comme vous m’avez vu le faire. »[2]

 

Il est préférable de prier ces prières Rawâtib et le Witr, à la maison, mais, si on les prie à la mosquée, il n’y pas de mal, selon la parole du Prophète (e) :

 

 

 

)أَفْضَلُ صَلاةِ المَرْءِ فيِ بَيْتِهِ إِلاَّ الصَّلاةُ المَكْتوبَة(

 

« La meilleure prière est celle priée à la maison, sauf la prière obligatoire [qui doit se faire à la mosquée]. »[3]

 

 

 

 

Le fait de se tenir à ces prières suréro­ga­toires est une des causes qui permet d’entrer au paradis, comme le dit Umm Habîbah, dans un hadith rapporté dans Sahîh Muslim : « J’ai entendu le Prophète (e) dire :

 

 

)مَا مِن عَبْد مُسْلِمٍ يُصَلِّي للهِ كُلَّ يَوْمٍ ثَنَتيَ عَشْرَةَ رَكْعَةً تَطَوعاً غَيْر فَرِيضَة إِلاَّ بَنَى الله لَهُ بَيْتاً فيِ الجَنَّة(

 

 

 

 

« Tout musulman qui prie volontairement chaque jour douze Rakcât surérogatoires, en dehors des prières obligatoires, Allah lui construit une maison au paradis. » L’imam At-Tirmidhî a donné de ce hadith l’explication que nous avons mentionnée ci-dessus.

 

 

 

 C’est bien aussi de prier quatre Rakcât avant la prière de l’Asr ; deux, avant le Maghrib et deux, avant l’Ishâ’, selon la parole du Prophète (e) :

 

 

 

 

)رَحِمَ اللهُ امْرِأً صَلَى أَرْبَعاً قَبلَ العَصْر(

 

« Allah a accordé Sa miséricorde à une personne qui a prié quatre Rakcât avant la prière de l’Asr. »[4]

 

 

 

… et la parole du Prophète (e) :

 

 

 

)بَيْنَ كُلِّ أَذانَينِ صَلاةٌ بَينَ كُلِّ أَذَانَينِ صَلاةٌ ثُمَّ قَالَ فيِ الثَّالِثَةِ لِمَنْ يَشَاء(

« Il y a une prière entre chaque appel[5], il y a une prière entre chaque appel… Puis, à la troisième fois, il a dit : « Pour celui qui veut. » »[6]

 

 

 

 

Et c’est Allah Qui facilite toute chose… Voilà ce qu’a dicté [le pauvre serviteur] qui a besoin [de la miséri­corde] de Son Seigneur, cAbdul-cAzîz ibn cAbdullâh Ibn Bâz – qu’Allah lui pardonne et lui fasse miséri­corde, ainsi qu’à ses parents et à tous les musulmans.

 

 

 

 

Et que la prière et le salut d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille, tous ses Compagnons et tous ceux qui le suivent de la meilleure manière jusqu’au jour de la Résurrection.

 

 

 

 

 par cheikh Abdul-aziz ibn Abdullah Ibn Baz

 

 


 

 

 réviser par : http://sounna.over-blog.org/

 

 

!!!

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] Les Coalisés, v. 21.

 

 

 

[2] Rapporté par Al-Bukhârî.

 

 

 

[3]  Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

 

 

 

[4] Rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd, et At-Tirmidhî qui l’a qualifié de Hassan. Rapporté aussi par Ibn Khuzaymah qui l’a authentifié ; sa chaîne de rapporteurs est authentique.

 

 

 

[5] Le premier appel est l’appel à la prière (al-Âdhân), et le deuxième, Al-Iqâmah.

 

 

 

[6] Rapporté par Al-Bukhârî.

par http://sounna.over-blog.org publié dans : la priere
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Lundi 5 mars 2007

Les Conditions de l’Islam 

par cheik saleh al fawsan

Louange à Allah, prière et salut sur le Messager d’Allah, sur ses proches, ses compagnons et ceux qui le soutiennent.

Saches, mon frère en Islam – qu'Allah nous fasse miséricorde – que les trois principes fondamentaux que tout musulman et toute musulmane doit apprendre sont : la connaissance de son Seigneur, la connaissance de sa Religion, la connaissance de son Prophète Mohammed – Prière et Salut sur lui.

Notre Seigneur : Allah, qui nous a éduqués et a éduqué toute la création par ses bienfaits. C’est Lui que nous adorons, nous n’adorons personne d’autre que Lui.

Notre Religion : l’Islam, qui est la soumission à Allah par le monothéisme, la soumission par son obéissance et le désaveu du polythéisme et de ses partisans.

Notre Prophète : Mohammed fils d’Abdallah, fils d’Abdel Muttalib, fils de Hachim. Hachim fait partie de la tribu des Quraychites, issue du peuple arabe. Les Arabes sont les descendants de Ismaël, fils d’Abraham – l’ami intime d’Allah –sur lui Prière et Salut, ainsi que sur notre Prophète.

 

Les deux principes suivants sont la base de la religion :

          Ordonner d’adorer Allah uniquement, sans associé, être assidu à cela, faire alliance pour cette cause et juger comme mécréant celui qui la rejette.

          Mettre en garde contre tout polythéisme dans l’adoration vouée à Allah, être strict à ce sujet et se faire des ennemis pour cette cause.

 

 

 

 

 

Les Conditions de l’attestation

 

« Il n’y a pas de vraie divinité sauf Allah » 

1.      La connaissance : de son sens, qui comporte l’affirmation de l’adoration à Allah et la négation de toute adoration à autre que Lui. De telle sorte que le cœur connaisse ce que la langue prononce. 

Allah Le Très Haut dit : {Saches qu’il n’y a pas de vraie divinité sauf Allah} (Mohammed, v.19)

Et aussi : {Sauf ceux qui témoignent de la vérité, en pleine connaissance de cause} (L’Ornement, v.86)

Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Celui qui meurt en sachant qu’il n’y a pas de vraie divinité sauf Allah, entrera au Paradis. » (Muslim)

Le sens de cette attestation est : nul ne mérite d’être adoré sauf Allah. L’adoration englobe tout ce qu’Allah aime et agrée, comme actes et paroles, apparents ou cachés.

2.      La certitude : qui est la connaissance complète et qui s’oppose au doute et à l’hésitation. 

Allah Le Très Haut dit : {Les vrais croyants sont uniquement ceux qui ont cru en Allah et en Son Messager, puis n’ont eu aucun doute et ont combattu par leurs biens et leur personne pour la cause d’Allah. Voilà les véridiques.} (Les Appartements, v.15)

Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « ‘‘J’atteste qu’il n’y a pas de vraie divinité sauf Allah et que Mohammed est Son Messager’’ nul adorateur ne rencontre Allah avec ses deux attestations, en ayant aucun doute à leur sujet, sans qu’il n’entre au Paradis. » (Muslim)

3.      L’exclusivité du culte : qui s’oppose au polythéisme.

Allah Le Très Haut dit : {Certes, à Allah appartient la religion pure} (Les Groupes, v.3)

Et aussi : {Il ne leur a pourtant été ordonné que d’adoré Allah, sincèrement, en lui vouant un culte exclusif} (La Preuve, v.5)

Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Ceux qui méritent le plus mon intercession le Jour de la Résurrection, sont ceux qui disent ‘‘il n’y a pas de vraie divinité sauf Allah’’ exclusivement et sincèrement du fond du cœur. » (El Bukhari) 

4.      L’amour : de cette attestation et de ce qu’elle implique, et en être heureux. 

Allah Le Très Haut dit : {Et parmi les gens, certains prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, qu’ils aiment comme on aime Allah. Et les croyants sont plus ardents dans l’amour d’Allah} (La Vache, v.165)

Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Il y a trois choses, celui qui les possède, trouvera la douceur de la foi : qu’il aime Allah et Son Messager plus que tout autre, qu’il aime une personne uniquement pour Allah, qu’il déteste revenir dans l’incroyance, après qu’Allah l’en ait sauvé, comme il détesterait être jeté au feu. » (El Bukari et Muslim) 

5.      La sincérité : qui s’oppose au mensonge et qui empêche l’hypocrisie.

 

Allah Le Très Haut dit : {Allah connaît parfaitement ceux qui disent la vérité et Il connaît parfaitement les menteurs} (L’Araignée, v.3)

Et aussi : {Tandis que celui qui vient avec la vérité et celui qui la confirme, ceux-là sont les pieux} (Les Groupes, v.33)

Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Celui qui meurt en sachant qu’il n’y a pas de vraie divinité sauf Allah et que Mohammed est le Messager d’Allah, sincèrement du fond du cœur, entrera au Paradis. » (Ahmed)

6.      La soumission à ses droits : c.-à-d. accomplir les obligations sincèrement pour Allah, en recherchant Son agrément.

Allah Le Très Haut dit : {Repentez-vous à Allah et soumettez-vous à Lui} (Les Groupes, v.54)

Et aussi : {Et celui qui soumet son visage à Allah, tout en étant bienfaisant, s’accroche à l’anse la plus solide} (Luqman, v.22)
 
7.      L’acceptation : qui s’oppose au rejet. En effet, il se peut qu’une personne connaisse cette attestation et la prononce, mais refuse de l’accepter de la part de celui qui la prêche.
 

Allah Le Très Haut dit : {Quand on leur disait : « Il n’y a pas de vraie divinité sauf Allah » ils s’enflaient d’orgueil} (Les Rangées, v.35)

Les actes annulant l’Islam 

Saches, cher frère en Islam – qu'Allah nous enseigne le savoir – que les principaux actes annulant l’Islam sont au nombre de dix :

1.Attribuer des associés à Allah dans l’adoration. 

Allah Le Très Haut dit : {Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui attribue des associés, et Il pardonne toute autre chose à qui Il veut} (Les Femmes, v.48)

Parmi cela, sacrifier une bête pour autre qu’Allah, tels que les djinns et les morts.

2.Prendre des intermédiaires entre soi et Allah, les invoquer, les implorer, placer sa confiance en eux.

3.Celui qui ne considère pas les polythéistes comme mécréants, ou doute de leur incroyance, ou approuve leur idéologie, est un mécréant.

4.Celui qui croit qu’une voie autre que celle du Prophète – Prière et Salut sur lui – est plus complète que la sienne, ou que le jugement d’un autre est meilleur que le sien, comme celui qui privilégie les lois des Tâghût aux siennes, celui-ci est un mécréant. 

5.
Celui qui hait une des choses apportées par le Prophète – Prière et Salut sur lui – même s’il l’applique, est un mécréant. 

 
6.Celui qui se moque d’une chose de la religion, ou d’une récompense, ou d’un châtiment, est un mécréant.

Allah Le Très Haut dit : {Dis : « Est-ce d’Allah, de Ses versets et de Son Messager, dont vous vous moquiez ? » Ne vous excusez pas, vous avez bel et bien apostasié après avoir eu la foi} (Le Repentir,v.65-66)

7.La sorcellerie. Celui qui la pratique ou l’approuve est un mécréant.

Allah Le Très Haut dit : {Mais ceux-ci n’enseignent rien à personne sans lui dire : « Nous ne sommes qu’une tentation, ne soit donc pas mécréant ! »} (La Vache, v.102) 

8.Secourir les mécréants et les aider contre les musulmans

Allah Le Très Haut dit : {Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide pas les gens injustes} (La Table servie, v.51)

9.Celui qui croit que certaines personnes ont le droit de se passer de la législation du Prophète Mohammed – Prière et Salut sur lui – est un mécréant.  

10. Se détourner de la religion d’Allah, ne pas l’apprendre, ni l’appliquer.

Allah Le Très Haut dit : {Qui est plus injuste que celui à qui les versets d’Allah sont rappelés, puis s’en détourne ? Certes, Nous nous vengerons des criminels} (La Prosternation, v.22)

Saches mon frère en Islam – qu'Allah te guide vers la vérité – qu’il n’y a pas de différence, dans l’ensemble de ces actes, entre celui qui plaisante, celui qui est sérieux et celui qui a peur, sauf celui qui est contraint. Tous constituent les actes les plus dangereux, et qui pourtant arrivent le plus souvent. Le musulman doit donc en prendre garde et avoir peur d’y tomber.

Nous demandons protection à Allah contre ce qui provoque Sa colère et Son dur châtiment.

Traduction : Abû Ahmed

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Jeudi 1 mars 2007


Al-Imâm Chams id-Dîn Abî ‘Abdullâh Muhammad Ibn Abî Bakr az-Zar’î al-Ma’roûf Ibn Qayyîm al-Djawziyyah [691 - 751 H]

 

 


BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

 

Etymologiquement : « as-Sabr » signifie la retenue et l’abstention. [Exemple] Il a combattu untel avec patience, quand il y a abstention et retenue. Tel que dans la parole d’Allâh - Ta’âla :

« Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. » [1]

Ce qui veut dire : Retiens ton âme avec eux.

La patience [as-Sabr] : Consiste à retenir l’âme de l’impatience et du mécontentement, à retenir la langue [lissân] de la plainte [Choukoû] et l’abstention des membres à la confusion.

Ainsi la patience est de trois sortes :

  • 1) Une patience dans l’obéissance à Allâh
  • 2) Une patiente dans le fait de ne pas désobéir à Allâh
  • 3) Une patience dans les épreuves d’Allâh

Les deux premières [patiences] sont :

  • 1) Une patience qui est liée à l’acquisition [de l’adorateur]
  • 2) Une patience qui ne comporte aucune acquisition de sa part

J’ai entendu SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (Qadassa Allâh roûhahu) [2] dire :

« La patience de Yûssuf qui a consisté à résister à la maniabilité de la femme de al-‘Azîz, fût plus parfaite [Akmal] que sa patience lorsque ses frères l’on jeté dans le puit, l’ont vendu et l’ont séparé de son père, car dans ce dernier cas, il s’agit de choses qu’il a subies sans possibilité de choix de sa part ni acquisition. Ce sont des choses où l’adorateur n’a d’autre solution que la patience [as-Sabr]. Quant à son attitude à résister à la désobéissance, c’est une patience allouée avec un consentement et un combat de l’âme. D’autant plus qu’il y a des circonstances fortifiant les raisons d’une possible acceptation de ces invitations [de la femme].

Certes [Yûssuf] était jeûne, l’appel [de cette femme] à son égard étant fort. De plus, il était célibataire sans autre compensation pouvant repousser son désir. Il était étranger, et l’étranger est moins pudique dans un pays étranger que dans son propre pays parmi ses compagnons, ses connaissances et sa famille. Il était esclave, et l’esclave ne possède pas la retenue que détient l’homme libre. Mais encore, la femme était belle et d’une haute lignée. Elle était la maîtresse de sa demeure [et son époux] surveillant toutes choses était absent. De même, c’est elle qu’il l’a invité en le menaçant d’une dure menace. Malgré tout cela, il a refusé de faire quoique ce soit en acceptant la prison et l’humiliation, tout cela par préférence d’une patience allouée et pour une récompense auprès d’Allâh. Et cela est bien différent de la patience endurée dans le puit alors qu’il n’avait pas le choix. »

Et il [Ibn Taymiyyah] a aussi dit : « La patience [as-Sabr] dans l’acquittement des actes d’obéissance [at-Tâ’ât] est plus parfaite [Akmal] et meilleure [Afdhal] que la patience dans le fait d’éviter les interdictions [al-Mouharamât]. Certes, l’utilité qu’il a dans les actes d’obéissance est plus aimée par le Législateur que l’utilité dans l’abandon des interdictions. De même que le méfait dans le peu d’obéissance [à Allâh] met en colère et rend détestable cela [à Allâh] que le méfait du péché en lui-même. »

Et [Ibn Taymiyyah] a laissé une œuvre où il traite de vingt aspects sur la question. Mais il n’y a pas lieu de les rappeler.

Le but visé [al-Maqsoûd] sur cela est la parole sur la « patience », sa réalité, ses degrés et de ses vertus. Et c’est Allâh qui accorde la réussite. [3]

 

[1] Coran, 18/28

[2] Qu’Allâh sanctifie son âme

[3] Kitâb « Madâradj as-Sâlikîn bayna Manâzil Iyâka na’budu wa Iyâka nassta’în » de l’Imâm


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Lundi 26 février 2007

Qui est le premier des messagers ?

 

 

Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaymîn

 

 

Le shaykh a été interrogé au sujet du premier des messagers (rusul).

Il a répondu : Le premier des messagers est Nuh (Noé) – qu’Allah le salue - et le dernier est Muhammad – qu’Allah prie sur lui et le salue. Il n’y a pas eu de messager avant Nuh, ce qui nous montre l’erreur des historiens qui disent qu’Idrîs est venu avant Nuh, car Allah dit dans son Livre :

 

 
 

« Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui. » (An-Nisâ, v.163)

Et il est rapporté dans le hadîth authentique concernant l’intercession (as-shafâ’ah) : « Les gens se rendront auprès de Nuh en lui disant : tu es le premier messager (rasul) qu’Allah a envoyé aux gens de la terre ». [1]

Il n’y a donc pas de messagers avant Nuh, ni après Muhammad – qu’Allah prie sur lui et le salue. Allah dit :

« Muhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient. » (Al-Ahzâb, v.40)

 

 

 

 

Quant à la descente de ‘Isâ fils de Marie – qu’Allah le salue - à la fin des temps, il ne descendra pas en tant que messager mujaddid (apportant une nouvelle législation), mais il jugera avec la législation du prophète Muhammad – qu’Allah prie sur lui et le salue. Car il est obligatoire à ‘Isâ ainsi qu’aux autres prophètes de croire en Muhammad, comme Allah dit :

« Et lorsqu'Allah prit cet engagement des prophètes: ‹Chaque fois que Je vous accorderai un Livre et de la Sagesse, et qu'ensuite un messager viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devrez croire en lui, et vous devrez lui porter secours.› Il leur dit: ‹Consentez-vous et acceptez-vous Mon pacte à cette condition?› - ‹Nous consentons›, dirent-ils. ‹Soyez-en donc témoins, dit Allah. Et Me voici, avec vous, parmi les témoins. » (Al-‘Imrân, v.81)

 

 

 

Et ce messager véridique qui se trouve parmi eux est Muhammad – qu’Allah prie sur lui et le salue, comme cela est rapporté d’après Ibn ‘Abbâs et d’autres.

 

 

 

[1] Al-Bukhârî n°4476 et Muslim n°193.

 

 

 

Source : Fatâwa Al-‘Aqîda, p174

Traduit par Abu Bilal


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