soubhanallah
Ô Allah ! Fais que les fins de toutes nos actions soient bonnes, préserve-nous de la honte en ce bas monde et du châtiment dans la vie future.
Ô Allah ! Fais que les fins de toutes nos actions soient bonnes, préserve-nous de la honte en ce bas monde et du châtiment dans la vie future.
par Cheikh Saleh Fuzan Ben Abdellha àlfuzan
BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm
Il est donc obligatoire d’obéir au Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) en appliquant ce qu’il a ordonné et en délaissant ce qu’il a interdit. Ceci est commandé par le témoignage qu’il est le
Messager d’Allâh. Et certes Allâh - Ta’âla - a ordonné de lui obéir dans beaucoup de versets, et joint l’obéissance parfois [au Prophète] à Son obéissance, comme dans Sa parole :
« Ô les croyants ! Obéissez à Allâh, et obéissez au Messager » [1]
Et d’autres versets semblables à celui-ci. Quelquefois, l’obéissance [au Prophète] est citée seule, comme dans Sa parole :
« Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allâh » [2]
« Et obéissez au messager, afin que vous ayez la miséricorde. » [3]
Parfois, [Allâh] menace celui qui désobéit au Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam), comme dans Sa parole :
« Que ceux, donc, qui s’opposent à son commandement prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux.
» [4]
Ce qui veut dire : qu’ils prennent garde d’être éprouvés dans leurs cœurs par la mécréance [Kufr], l’hypocrisie [Nifâq] ou l’innovation [Bid’ah] ou par un douloureux châtiment dans ce bas monde,
comme être tué ou emprisonné ou par autres que cela parmi les punitions hâtées. Et certes, Allâh a fait de l’obéissance [au Prophète] et son suivi, une cause de Son amour pour Son serviteur et de
pardon de ses péchés. Il - Ta’âla - dit :
« Dis : Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allâh est Pardonneur et Miséricordieux.
» [5]
Il a fait de l’obéissance [au Prophète] une guidée [Hidâyyah] et de sa désobéissance un égarement [Dhallâlân]. Allâh - Ta’âla - dit :
« Et si vous lui obéissez, vous serez bien guidés. » [6]
Et Il - Ta’âla - dit :
« Mais s’ils ne te répondent pas, sache alors que c’est seulement leurs passions qu’ils suivent. Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans une
guidée d’Allâh ? Allâh vraiment, ne guide pas les gens injustes. » [7]
Allâh - Subhânahu wa ta’âla - nous a informé que [le Prophète] représente un bon modèle [à suivre] pour sa communauté. Allâh - Ta’âla - dit :
« En effet, vous avez dans le Messager d’Allâh un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allâh et au Jour dernier et invoque Allâh
fréquemment. » [8]
Ibn Kathîr (rahimahullâhu ta’âla) a dit : « Ce noble verset constitue un grand fondement [Asl] dans le suivi [du modèle] de l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dans ses
paroles, ses actes et ses situations. C’est pourquoi Allâh - Tabâraka wa ta’âla - [a ordonné] le suivi du modèle du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dans sa patience, son endurance, dans
son appel à l’endurance, dans sa lutte, son combat et dans son attente pour la victoire de la part de son Seigneur - ‘Azza wa Djal. Et que le salut d’Allâh et la paix soit toujours sur lui
jusqu’au jour de la Rétribution. »
Et certes Allâh a mentionné l’obéissance à l’Envoyé et son suivi dans environ quarante extraits du Qor’ân. En effet, les âmes ont besoin de connaître ce qu’il a apporté et de le suivre plus
qu’elles ont besoin de boire et de manger. Car certes, lorsqu’il manque à manger et à boire, cela mène à la mort dans ce bas monde. Alors que si l’obéissance à l’Envoyé et son suivi sont
manquants, cela mène au châtiment [‘Adhâb] et à la souffrance continuelle. Assurément, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a ordonné de le suivre dans l’accomplissement des actes
d’adoration [al-‘Ibâdât], et cela de la manière que lui l’a accomplit. Il a dit : « Priez comme vous m’avez vu faire la prière » [9], et il dit : « Prenez de moi vos
rites [liés au pèlerinage]. » [10] et il dit : « Celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion, on doit rejeter tout ce qu’il fait. » [11] et : «
Quiconque aura en aversion ma sounnah ne fait pas parti de moi. » [12] et d’autres textes que cela qui renferment l’ordre de suivre [le Prophète] et l’interdiction de diverger de lui.
[13]
http://sounna.over-blog.org/
[1] Coran, 4/59
[2] Coran, 4/80
[3] Coran, 24/56
[4] Coran, 24/63
[5] Coran, 3/31
[6] Coran, 24/54
[7] Coran, 28/50
[8] Coran, 33/21
[9] Rapporté par al-Bukhârî
[10] Rapporté par Muslim
[11] Unanimement reconnu authentique
[12] Unanimement reconnu authentique
[13] « Kitâb at-Tawhîd » du SHeikh Sâlih Ibn Fawzân al-Fawzân, p.67-68 - Edition Maktabat Ibn ‘Abbâs & Dâr ul-Athâr
si toutes les invocations (français/arabe/transliterré) du chapitre sont remplies
dans le cas inverse
-
-
Chapitre 1 - Le mérite de
l'invocation
-
-
Chapitre 2 - Lorsqu'on se
réveille
-
-
Chapitre 3 - Lorsqu'on
s'habille
-
-
Chapitre 4 - Lorsque l'on met un
vêtement neuf
-
-
Chapitre 5 - Ce que l'on dit à celui qui
met un vêtement neuf
-
-
Chapitre 6 - Avant de se
déshabiller
-
-
Chapitre 7 - En entrant aux
toilettes
-
-
Chapitre 8 - En sortant des
toilettes
-
-
Chapitre 9 - Ce que l'on dit avant les
ablutions
-
-
Chapitre 10 - Ce que l'on dit après les
ablutions
-
-
Chapitre 11 - En entrant/sortant de la
maison
-
-
Chapitre 12 - En allant à la
mosquée
-
-
Chapitre 13 - En entrant à la
mosquée
-
-
Chapitre 14 - En sortant de la
mosquée
-
-
Chapitre 15 - De l'appel à la
prière
-
-
Chapitre 16 - De l'ouverture de la
prière
-
-
Chapitre 17 - De
l'inclinaison
-
-
Chapitre 18 - En se redressant de
l'inclinaison
-
-
Chapitre 19 - De la
prosternation
-
-
Chapitre 20 - Entre les deux
prosternations
-
-
Chapitre 21 - De la prosternation de la
récitation du Coran
-
-
Chapitre 22 - L'attestation de
foi
-
-
Chapitre 23 - La prière sur le Prophète
(saws) après l'attestation de foi
-
-
Chapitre 24 - Après le dernier
Tachahhud juste avant les salutations
-
-
Chapitre 25 - Après la
prière
-
-
Chapitre 26 - De la prière dite de
consultation (al-Istikhâra)
-
-
Chapitre 27 - Du matin et du
soir
-
-
Chapitre 28 - Du sommeil
-
-
Chapitre 29 - Lorsque l'on change de
côté en dormant
-
-
Chapitre 30 - Lorsque l'on se réveille
en sursaut ou que l'on se sent mal
-
-
Chapitre 31 - Ce que l'on doit faire
après un songe ou un cauchemar
-
-
Chapitre 32 - Du Qunût dans la prière
du Witr
-
-
Chapitre 33 - Après la prière du
Witr
-
-
Chapitre 34 - En cas de soucis et de
tristesse
-
-
Chapitre 35 - En cas
d'affliction
-
-
Chapitre 36 - En rencontrant l'ennemi
ou des autorités
-
-
Chapitre 37 - De celui qui craint
l'injustice du gouverneur
-
-
Chapitre 38 - Contre
l'ennemi
-
-
Chapitre 39 - De celui qui craint un
groupe de gens
-
-
Chapitre 40 - De celui qui rencontre
des doutes dans sa croyance
-
-
Chapitre 41 - Pour se délivrer d'une
dette
-
-
Chapitre 42 - Contre la tentation dans
la prière et au cours de la récitation du Coran
-
-
Chapitre 43 - Lorsque l'on rencontre
une difficulté
-
-
Chapitre 44 - Lorsque l'on a commis un
péché
-
-
Chapitre 45 - Ce qui chasse le diable
et ses tentations
-
-
Chapitre 46 - Lorsqu'il arrive une
chose désagréable ou que l'on est dépassé par les événements
-
-
Chapitre 47 - Les félicitations à
l'occasion d'une naissance
-
-
Chapitre 48 - Pour demander la
protection d'Allah sur les enfants
-
-
Chapitre 49 - Ce que l'on dit en
visitant un malade
-
-
Chapitre 50 - Le mérite de rendre
visite à un malade
-
-
Chapitre 51 - Du malade qui perd espoir
de vivre
-
-
Chapitre 52 - Faire prononcer au
mourant la profession de foi (ach-Chahâda)
-
-
Chapitre 53 - De celui qui est atteint
par un malheur
-
-
Chapitre 54 - Après avoir fermé les
yeux du mort
-
-
Chapitre 55 - Pour le mort pendant
l'office funéraire
-
-
Chapitre 56 - Pour l'enfant mort lors
de la prière sur lui
-
-
Chapitre 57 - Les
condoléances
-
-
Chapitre 58 - En plaçant le mort dans
sa tombe
-
-
Chapitre 59 - Après l'inhumation du
mort
-
-
Chapitre 60 - En visitant le
cimetière
-
-
Chapitre 61 - Lorsque le vent
souffle
-
-
Chapitre 62 - Lorsque le tonnerre
gronde
-
-
Chapitre 63 - Parmi les invocations de
demande de pluie
-
-
Chapitre 64 - Lorsque la pluie
tombe
-
-
Chapitre 65 - Après la pluie
-
-
Chapitre 66 - Lorsque l'on a peur de la
pluie
-
-
Chapitre 67 - En voyant la nouvelle
lune
-
-
Chapitre 68 - Au moment de rompre le
jeûne
-
-
Chapitre 69 - En commençant le
repas
-
-
Chapitre 70 - A la fin du
repas
-
-
Chapitre 71 - De l'invité en faveur de
l'hôte
-
-
Chapitre 72 - En faveur de celui qui
donne à boire
-
-
Chapitre 73 - Du jeûneur en faveur de
celui qui lui fait rompre
-
-
Chapitre 74 - Du jeûneur lorsqu'on lui
présente à manger et qu'il ne rompt pas son jeûne
-
-
Chapitre 75 - Ce que doit dire le
jeûneur lorsqu'il se fait injurier
-
-
Chapitre 76 - Ce que l'on dit lorsque
l'on voit les premiers fruits
-
-
Chapitre 77 - De
l'éternuement
-
-
Chapitre 78 - Ce que l'on dit au
mécréant lorsqu'il loue Allah après avoir éternué
-
-
Chapitre 79 - En faveur du nouveau
marié
-
-
Chapitre 80 - De celui qui se marie ou
achète une monture
-
-
Chapitre 81 - Avant les rapports
sexuels
-
-
Chapitre 82 - Dans les moments de
colère
-
-
Chapitre 83 - Lorsque l'on voit une
personne éprouvée
-
-
Chapitre 84 - Ce qui est dit dans une
assemblée
-
-
Chapitre 85 - L'expiation du verbiage
dans une assemblée
-
-
Chapitre 86 - En faveur de celui qui
dit 'qu'Allah te pardonne'
-
-
Chapitre 87 - En faveur de celui qui
rend un service
-
-
Chapitre 88 - Les choses par lesquelles
Allah préserve de l'Antéchrist
-
-
Chapitre 89 - En faveur de celui qui
dit 'je t'aime en Allah'
-
-
Chapitre 90 - En faveur de celui qui
propose le don de ses biens
-
-
Chapitre 91 - De celui qui s'acquitte
de ses dettes en faveur de celui qui lui a accordé
-
-
Chapitre 92 - Lorsque l'on craint le
polythéisme (ach-Chirk)
-
-
Chapitre 93 - En faveur de celui qui
dit 'qu'Allah te bénisse'
-
-
Chapitre 94 - Du mauvais
présage
-
-
Chapitre 95 - En enfourchant une
monture ou en empruntant un moyen de transport
-
-
Chapitre 96 - Du voyage
-
-
Chapitre 97 - En entrant dans une ville
ou un village
-
-
Chapitre 98 - En entrant au
marché
-
-
Chapitre 99 - Lorsque la monture
trébuche
-
-
Chapitre 100 - Du voyageur au
résident
-
-
Chapitre 101 - Du résident au
voyageur
-
-
Chapitre 102 - Proclamer la grandeur
et la gloire d'Allah au cours du voyage
-
-
Chapitre 103 - Du voyageur aux
dernières heures de la nuit
-
-
Chapitre 104 - Lorsque l'on campe en
plein air
-
-
Chapitre 105 - Du retour du
voyage
-
-
Chapitre 106 - Que dire lorsque l'on
reçoit une bonne ou une mauvaise nouvelle
-
-
Chapitre 107 - Le mérite de la prière
sur le Prophète (saws)
-
-
Chapitre 108 - Le mérite de
saluer
-
-
Chapitre 109 - La manière de rendre le
salut au mécréant
-
-
Chapitre 110 - En entendant le chant
du coq et le braiment de l'âne
-
-
Chapitre 111 - En entendant les
aboiements des chiens la nuit
-
-
Chapitre 112 - En faveur de ceux que
l'on a insultés
-
-
Chapitre 113 - Ce que l'on doit dire
lorsqu'on vante les mérites de quelqu'un
-
-
Chapitre 114 - Ce que doit dire celui
qui reçoit des éloges
-
-
Chapitre 115 - La Talbiya pour celui
qui effectue le Haj et la 'Omra
-
-
Chapitre 116 - Le Takbîr en passant
devant la pierre noire
-
-
Chapitre 117 - Entre le coin
'yéménite' et la pierre noire
-
-
Chapitre 118 - En montant As-Safâ et
Al-Marwa et l'invocation à y dire
-
-
Chapitre 119 - Du jour de
'Arafat
-
-
Chapitre 120 - Le rappel à
Muzdalifa
-
-
Chapitre 121 - Dire : 'Allah est le
plus Grand' en lapidant les stèles
-
-
Chapitre 122 - Lors de l'étonnement et
de l'admiration
-
-
Chapitre 123 - Lorsque l'on reçoit une
bonne nouvelle
-
-
Chapitre 124 - Que doit dire celui qui
ressent une douleur dans son corps
-
-
Chapitre 125 - Contre le mauvais
oeil
-
-
Chapitre 126 - En cas de
frayeur
-
-
Chapitre 127 - En égorgeant une
bête
-
-
Chapitre 128 - Pour écarter la ruse et
le complot des diables rebelles
-
-
Chapitre 129 - La demande d'absolution
et le repentir
-
-
Chapitre 130 - Les mérites de dire
'gloire à Allah, louange à Allah, il n'y a de divinité qu'Allah, Allah est le plus Grand'
-
-
Chapitre 131 - La manière dont le
Prophète (saws) glorifiait Allah (at-Tasbîh)
-
-
Chapitre 132 - Parmi les règles
générales et bénéfiques
Les mariages forcés
Question : Est-il permis au père de contraindre sa fille à un mariage avec quelqu'un elle ne désire pas ?
Réponse : Il n'est pas permis au père, ou à quelqu'un d’autre que lui, de contraindre celle qui est sous sa tutelle à épouser quelqu'un avec qui elle ne désire pas se marier. Plutôt il est nécessaire de chercher son consentement et sa permission en raison de la parole du messager (salallahu ‘alayhi wa salam) : « la vierge ne doit pas être épousée avant d’avoir cherché son consentement. Ils dirent : ô messager d'Allah! Quel est son consentement ? Il a répondu : Son silence. Et dans une autre formulation : Et quant à la vierge, son père cherche son consentement et son consentement est son silence. »
Donc il est obligatoire au père lorsqu’elle atteint l'âge de neuf ans ou plus, qu'il demande son consentement. De même pour ses tuteurs, ils ne la marient pas sans son consentement. Ceci est obligatoire à tous. Quiconque marie sa fille sans permission/consentement alors le mariage n'est pas correct parce qu'une des conditions du mariage est le consentement et l’agrément des deux parties. Ainsi s'il la marie contre sa volonté et la contraint par des menaces ou en la battant, le mariage n'est pas valable...
Il est exigé du mari éventuel, lorsqu’il sait qu'elle ne le désire pas pour le mariage, qu'il ne poursuive pas l’affaire même si son père la lui facilite (lui donne sa permission). Il lui est obligatoire de craindre Allah et ne pas aller vers la femme qui ne le veut pas pour le mariage... Il lui est obligatoire de prendre garde à ce qu’Allah lui a rendu illégal. Ceci parce que le messager (salallahu ‘alayhi wa salam) a ordonné de chercher (d'abord) le consentement des filles.
Shaikh Ibn Baz dans Fatawal-Mar'a Vol. 2. P.50
Question : J’ai une sœur et mon père l'a marié à quelqu'un sans chercher son avis et sans que cela lui plaise. Elle a vingt et un ans et il a fait un faux témoignage pour le contrat de mariage (disant) que la fille est d'accord pour le mariage... Ainsi quelle est le jugement ce contrat de mariage... ?
Réponse :... Cependant la réponse correcte est, à cet égard, qu’il n'est pas légal pour le père ou quelqu'un d'autre de contraindre la fille au mariage avec quelqu'un qu’elle ne désire pas, même s'il convient, parce que le messager (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « n'épousez pas la vierge avant d’avoir cherché sa permission. » Et ceci est général - personne n'en est exempté, pas (même) ses tuteurs. Il est rapporté dans le Sahih Muslim : «quant à la vierge, son père doit chercher son consentement... »
Shaikh Ibn Uthaimin dans Fatawal-Mar'a Vol. 1. P.47
Article tiré du site troid.org
Traduit en français par les salafis de l’Est et révisé par
Le suivi du Prophète, paix et bénédiction d'Allah sur lui
Cheikh Mohammad Ibn Salah Al-Otheïmîn
Le suivi, ne se concrétise que par six caractéristiques : que l’adoration corresponde à la législation dans sa cause, son genre, sa quantité, sa manière, sa période et son lieu.
1) Que l’adoration soit identique à la législation dans sa cause.
Quiconque adore Allah par l’intermédiaire d’une adoration basée sur une cause que la législation n’a pas confirmé, cette adoration est alors rejetée car elle ne provient pas de l’ordre d’Allah et de son messager.
Et l’exemple de cela est la célébration de l’anniversaire du prophète ou encore de la nuit du 27 du mois de Rajab, en prétendant que l’ascension du prophète se réalisa lors de cette nuit. Cette célébration n’est point en accord à la législation et est rejetée.
Premièrement : car, du point de vue historique, il n’a pas été confirmé que l’ascension du messager se réalisa la nuit du 27 de rajab. Et dans les livres de hadith que l’on a entre nos mains, pas une seule lettre ne prouve que l’ascension du prophète s’est produite le 27 de Rajab et il est connu que cette information fait partie des informations qui ne peuvent être confirmées que par des chaînes de rapporteurs authentiques.
Deuxièmement : même si nous supposons que cela soit confirmé, serait-il de notre droit qu’on insère à cette date une adoration ou une fête? Jamais.
Et c’est pour cela que le prophète, lorsqu’il entra à Médine et vit les Ansares (habitants de médine) célébrant 2 jours dans lesquels ils s’amusaient, dit :
« Certes Allah a changé pour vous ces deux là (les fêtes) par mieux qu’elles » et il leur évoqua la fête du Fitr et celle de l’Adha.
Et cela prouve la répugnance du prophète pour toute célébration introduite dans l’Islam à l’exception des fêtes islamiques, et elles sont au nombre de trois: deux fêtes annuelles, aid el Fitr et aid el Adha, et une fête hebdomadaire qui est le vendredi.
Et donc, à supposer que l’ascension du prophète
soit confirmée la nuit du 27 Rajab (et cette confirmation est loin d’être fondée) il nous est impossible d’insérer à cet évènement quoique ce soit sans la permission du législateur.
Et comme je vous l’ai dit, l’innovation est une chose qu’il ne faut pas prendre à la légère et les traces qu’elle laisse sur le cœur sont néfastes même si l’homme pendant ces quelques instants éprouve une sensation de légèreté et de douceur.
La sensation sera, après peu, tout à fait le contraire car la joie du cœur dans le faux ne dure point, elle est plutôt suivie par la douleur et le regret. Et toute innovation possède un danger car elle implique un manquement vis-à-vis du message, car la déduction de cette innovation est que le messager, paix et bénédictions d'Allah sur lui, n’a pas achevé la législation malgré qu’Allah ai dit :
[…Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous mon bienfait et j’agrée l’Islam pour vous comme religion…] (sourate Al-Maidah verset 3)
Et ce qui est étrange, c’est que certains, éprouvés par cette innovation, persévèrent fermement dans son application alors qu’ils se laissent aller dans ce qui est plus bénéfique, authentique et sérieux.
C’est pour cela que nous disons que la célébration de la nuit du 27 rajab, si l’on considère que c’est la nuit lors de laquelle s’est réalisée l’ascension du prophète, paix et bénédictions d'Allah sur lui, est une innovation car elle est basée sur une raison que la législation n’a pas donné.
2) Que l’adoration corresponde à la législation dans son genre.
En prenant l'exemple de l’immolation d’un cheval, si un homme venait à sacrifier un cheval, ceci serait opposé à la législation dans son genre.
3) Que l’adoration corresponde à la législation dans sa quantité.
Si quelqu’un venait a dire qu’il prie Le Dohr (prière du midi) six rakat (unités de prière), son adoration serait-elle en accord avec la législation ? Non, car elle ne correspond pas dans sa quantité.
Et si quelqu’un venait à dire « gloire à Allah et louange à Allah et Allah est le plus grand » 35 fois après chaque Salat (prière) prescrite, cela serait-il correct ?
La réponse : nous disons que si tu as voulu prendre le nombre comme adoration tu es en erreur et si tu as voulu l’ajout sur ce qu’a légiféré le messager tout en sachant que ce qui a été légiféré est 33 fois, alors l’ajout ici est sans mal, car tu les as séparés dans ton intention et tu n’a pas pris ce nombre comme adoration.
4) Que l’adoration corresponde à la législation dans sa manière.
Si quelqu’un mettait en application une adoration correcte dans son genre, sa quantité et sa raison, toutefois elle est en opposition à la législation dans sa manière, cette adoration n’est point valable.
En exemple de cela: un homme a perdu ses ablutions, il refait donc ses ablutions, mais il lave tout d’abord ses pieds puis essuie sa tête, puis lave ses avant bras puis enfin son visage. Ses ablutions sont-elles correctes ?
Non, car il s’est opposé à la législation dans la manière.
5) Que l’adoration corresponde à la législation dans sa période.
En exemple de cela: un homme jeûne le mois de Chaban ou Chawel au lieu de jeûner le mois de Ramadan, ou encore il prie le dohr (prière du midi) avant le zénith ou après que l’ombre de toute chose devienne de la même taille que celle-ci, car s’il prie le dohr avant le zénith, il l’aura prié avant son temps et s’il prie après que l’ombre de toute chose ait atteint la même taille que celle-ci, alors il aura prié après son temps, donc sa prière ne sera pas valable.
Et de ce fait, nous disons que si l’homme a délaissé la prière volontairement jusqu’à ce qu’elle sorte de son temps, et cela sans excuse valable, sa prière ne sera pas acceptée, même s’il prie mille fois.
Et de là, on tire une règle importante dans ce chapitre qui est : “Toute adoration délimitée par une période, si l’homme la sort de son temps sans excuse valable, elle ne sera pas acceptée, au contraire elle sera rejetée et la preuve de ceci est le hadith rapporté par Aicha : « Tout acte non-conforme à nos enseignements est à rejeter. »
6) Que l’adoration corresponde à la législation en son lieu.
Si un homme venait à stationner le jour de Arafat (le 9 du mois de Dhul hijja) a Muzdalifah, alors son stationnement ne serait pas valide pour l’absence de correspondance dans le lieu entre l’adoration et la législation.
Et lorsque le prophète
vit quelques-unes de ces femmes élevant des tentes dans la mosquée, il ordonna de défaire leurs tentes et d’annuler leur retraite spirituelle, et il ne les orienta pas vers une retraire spirituelle dans leurs maisons et cela prouve que la femme ne peut se retirer spirituellement dans sa maison car ceci est contraire à la législation dans le lieu.
Voilà donc les six critères, dont le regroupement est nécessaire pour que le suivi soit correct.
Et Allah est plus savant et que la prière et le salut soit sur Mohamed, sa famille, et ses compagnons.
Écrit par le grand savant Cheikh Mohammad Ibn Salah Al-Otheïmîne
-qu'Allah lui fasse miséricorde-
Traduit par l'association "Aux sources de l'Islam" et révisé par l'équipe d'Islamhouse et par
Les prières surérogatoires
Il est recommandé à chaque musulman et musulmane de prier :
- quatre Rakcât (surérogatoires) avant la prière du Zhuhr, et deux, après ;
- deux, après le Maghrib ;
- deux, après l’Ishâ’ ;
- deux, avant le Fajr.
Le nombre total de ces Rakcât fait douze ; ces prières s’appellent « les prières continuelles » (Rawâtib) car le Prophète ne les délaissait jamais, lorsqu’il n’était pas en voyage.
Par contre, lorsqu’il était en voyage, il délaissait celles-ci sauf les deux Rakcât avant le Fajr, et la prière du Witr ; il ne les délaissait ni en voyage, ni lorsqu’il était chez lui. Et nous avons certes dans la personne du Prophète (e), le meilleur exemple, selon la parole d’Allah Y :
)لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ(
« En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre]… »[1]
… et la parole de Son Prophète (e) :
)صَلُّوا كَمَا رَأَيتُمُوني أُصَلِّي(
« Priez comme vous m’avez vu le faire. »[2]
Il est préférable de prier ces prières Rawâtib et le Witr, à la maison, mais, si on les prie à la mosquée, il n’y pas de mal, selon la parole du Prophète (e) :
)أَفْضَلُ صَلاةِ المَرْءِ فيِ بَيْتِهِ إِلاَّ الصَّلاةُ المَكْتوبَة(
« La meilleure prière est celle priée à la maison, sauf la prière obligatoire [qui doit se faire à la mosquée]. »[3]
Le fait de se tenir à ces prières surérogatoires est une des causes qui permet d’entrer au paradis, comme le dit Umm Habîbah, dans un hadith rapporté dans Sahîh Muslim : « J’ai entendu le Prophète (e) dire :
« Tout musulman qui prie volontairement chaque jour douze Rakcât surérogatoires, en dehors des prières obligatoires, Allah lui construit une maison au paradis. » L’imam At-Tirmidhî a donné de ce hadith l’explication que nous avons mentionnée ci-dessus.
C’est bien aussi de prier quatre Rakcât avant la prière de l’Asr ; deux, avant le Maghrib et deux, avant l’Ishâ’, selon la parole du Prophète (e) :
)رَحِمَ اللهُ امْرِأً صَلَى أَرْبَعاً قَبلَ العَصْر(
« Allah a accordé Sa miséricorde à une personne qui a prié quatre Rakcât avant la prière de l’Asr. »[4]
… et la parole du Prophète (e) :
)بَيْنَ كُلِّ أَذانَينِ صَلاةٌ بَينَ كُلِّ أَذَانَينِ صَلاةٌ ثُمَّ قَالَ فيِ الثَّالِثَةِ لِمَنْ يَشَاء(
« Il y a une prière entre chaque appel[5], il y a une prière entre chaque appel… Puis, à la troisième fois, il a dit : « Pour celui qui veut. » »[6]
Et c’est Allah Qui facilite toute chose… Voilà ce qu’a dicté [le pauvre serviteur] qui a besoin [de la miséricorde] de Son Seigneur, cAbdul-cAzîz ibn cAbdullâh Ibn Bâz – qu’Allah lui pardonne et lui fasse miséricorde, ainsi qu’à ses parents et à tous les musulmans.
Et que la prière et le salut d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille, tous ses Compagnons et tous ceux qui le suivent de la meilleure manière jusqu’au jour de la Résurrection.
par cheikh Abdul-aziz ibn Abdullah Ibn Baz
réviser par : http://sounna.over-blog.org/
!!!
[1] Les Coalisés, v. 21.
[2] Rapporté par Al-Bukhârî.
[3] Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.
[4] Rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd, et At-Tirmidhî qui l’a qualifié de Hassan. Rapporté aussi par Ibn Khuzaymah qui l’a authentifié ; sa chaîne de rapporteurs est authentique.
[5] Le premier appel est l’appel à la prière (al-Âdhân), et le deuxième, Al-Iqâmah.
[6] Rapporté par Al-Bukhârî.