soubhanallah
Ô Allah ! Fais que les fins de toutes nos actions soient bonnes, préserve-nous de la honte en ce bas monde et du châtiment dans la vie future.
Ô Allah ! Fais que les fins de toutes nos actions soient bonnes, préserve-nous de la honte en ce bas monde et du châtiment dans la vie future.
Par Sheïkh ibn el 'Uthaïmîn
Louange à Allah, Seigneur de l’univers, que le Salut et les Prières d’Allah soient sur le maître des Messagers…
Cette année ces dix jours
de Dhû El Hidja commence le 18 novembre 2009.
Par Ses Faveurs et Sa Grâce, le Seigneur a offert à ses pieux serviteurs certaines occasions à certaines périodes de l’année durant lesquelles ils ont l'opportunité de s’épanouir. Parmi ces rendez-vous, il y a les dix premiers jours de Dhû El Hidja.
● Le Livre d’Allah et la tradition prophétique recensent un certain nombre de textes au sujet de leurs mérites dont notamment :
1- le Seigneur a révélé : (Par l'aurore, et les dix nuits ). En commentaire à ce verset, l'exégète Ibn Kathir a souligné : « Elles correspondent aux dix premiers jours de Dhû el Hidja conformément à l'opinion d'ibn 'Abbâs, d’ibn e-Zubaïr, de Mujâhid et d'autres comme le rapporte el Bukhârî. »
2- Selon ibn 'Abbâs, le Messager d’Allah (r) a déclaré : « Il n'y a pas de jours où les œuvres sont meilleures que les fameux dix premiers jours de Dhû el Hidja.
- Pas même la guerre sur le chemin d’Allah ? Lui demandèrent les compagnons.
- Pas même la guerre sur le chemin d’Allah confirma-t-il, si ce n’est celui qui aurait investi son corps et ses biens et qui aurait tout sacrifié sans ne jamais revenir ! »
3- le Seigneur (I) a révélé : (Évoquez Allah durant certains jours déterminés ). Ibn 'Abbâs (t) a précisé à ce sujet : « Ce sont les dix premiers jours de Dhû el Hidja. »[1]
4- selon ibn 'Omar (t), le Messager d’Allah (r) a déclaré : « Il n'y a pas de jours où les œuvres sont meilleures que les fameux dix premiers jours de Dhû el Hidja. Multipliez-y la proclamation de l'Unicité d’Allah, de Sa Grandeur et de Ses Louanges. »[2]
5- Sa'îd ibn Jubaïr qui n'est autre que le rapporteur du Hadith d'Ibn 'Abbâs cité précédemment, faisait des efforts de piété considérables pendant ces fameux jours, de sorte qu'il est pratiquement impossible d'en faire autant.[3]
6- Ibn Hajar a expliqué dans son livre Fath el Bârî : « Il semblerait que la raison pour laquelle les dix premiers jours de Dhû el Hidja sont particuliers, provient du fait que les principaux rites y sont rassemblés ; autrement dit, la prière, le jeûne, l'aumône, et le pèlerinage, etc. »
Les actions recommandées durant cette période
1- La prière : il est recommandé de se présenter tôt aux cinq prières prescrites, et de redoubler de prières surérogatoires étant donné qu'elles sont considérées parmi les meilleurs actes de dévotions. Thawbân (t) nous rapporte : « J'ai entendu dire le Messager d’Allah (r): Multiplie les prosternations devant Allah, il n'y a pas une prosternation que tu puisses faire sans que le Seigneur ne t'élève par elle d'un degré, et ne t'enlève par elle, un péché. »[4] En l'occurrence, ce mérite est valable à toutes les époques de l'année.
2- Le jeûne : étant donné qu'il fait partie des bonnes œuvres. Ainsi, selon Hunaïda ibn Khâlid, d'après sa femme, selon certaines épouses du Prophète (r) : « Le Messager d’Allah jeûnait les neuf premiers jours de Dhû el Hidja, le jour de 'Âshûra, et trois jours tous les mois. »[5] L’érudit e-Nawawî précise à ce sujet qu’il est fortement recommandé de jeûner au cours de ces dix jours.
3- Proclamer l'unicité d’Allah, Sa Grandeur et Ses Louanges : Conformément au Hadith rapporté par ibn 'Omar (t) : « Multipliez-y la proclamation de l'Unicité d’Allah, de Sa Grandeur et de Ses Louanges. » L'érudit el Bukhârî a confirmé : « Ibn 'Omar et Abû Huraïra se rendaient au marché pendant les dix premiers jours de Dhû el Hidja ; et ils y clamaient la grandeur du Seigneur (en disant Allah Akbar), cela incitait les gens à en faire autant. » Dans ce registre, il a dit : « Sous sa tente à Mina, 'Omar (t) clamait la grandeur d’Allah. Les gens présents dans la mosquée l’écoutaient et se mettaient à l’imiter. Dès lors, cet élan a gagné tous les marchés de sorte que tout Mina vibrait. »
Ainsi, ces jours-là Ibn 'Omar (t) prononçait à Mina cette formule (Allah Akbar), après les prières, dans son lit, sous sa tente, lors de ses rencontres, dans ses allées et venues sans s'arrêter une seule journée. Il est aussi recommandé de le faire à voix haute conformément à la pratique d'Omar, d'Ibn 'Omar et d’Abû Huraïra (y). Il nous est donc désigné, en tant que musulman de faire revivre cette tradition négligée à notre époque. Malheureusement, elle est pratiquement devenue inexistante, même par les gens les plus religieux contrairement à la pratique de nos Pieux Prédécesseurs.
Les différentes formules à dire :
a- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar Kabîra[6] !
b- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! À Allah reviennent les louanges.
c- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar ! À Allah reviennent les louanges.
4- jeûner le jour de 'Arafa :
Le jeûne se confirme le jour de 'Arafa comme il est certifié à travers le hadith prophétique : « J'aspire à ce qu’Allah absolve mes péchés de l'année précédente et de l'année suivante. »[7] Toutefois, celui qui se trouve à 'Arafa –pour le pèlerin en l'occurrence –, il ne lui est pas recommandé de jeûner étant donné que le Prophète (r) n'a pas jeûné à 'Arafa.
5- les faveurs du jour de l'immolation :
Bon nombre de musulmans ne considèrent pas ce jour illustre à sa juste valeur, ils ne tiennent pas compte de son importance et de sa faveur immense. Pourtant, certains savants considèrent qu'il est le meilleur jour de l'année dans l'absolu. Ils le préfèrent même au jour de 'Arafa. À cet effet, ibn el Qaïyam a souligné : « Le meilleur jour auprès d’Allah, c'est le jour de l'Immolation (Nahr), il est le grand jour du Pèlerinage. » Par ailleurs, d’après la compilation d'Abû Dawûd (e-Sunan), selon le Prophète (r) : « Le jour le plus illustre auprès d’Allah, c'est le jour de l'Immolation, ensuite vient le jour du séjour. » Ce fameux jour du « séjour » correspond au lendemain de l'Aïd, le 11ème jour de Dhû el Hidja, le jour où les pèlerins s'établissent à Mina. Il est dit aussi que le jour de 'Arafa est plus illustre, car jeûner à cette occasion permet d’absoudre deux années de péchés consécutives. Il n'y a pas un jour également où le Seigneur affranchit autant de Ses serviteurs de l'Enfer que le jour de 'Arafa. Ce fameux jour, Allah (U) se rapproche de Ses créatures. Puis, Il fait l'éloge à Ses anges des pèlerins présents à 'Arafa. Cependant, la première tendance est la plus vraisemblable, il est vrai que le Hadith sur le sujet est incontournable. Or, que ce jour soit meilleur ou non, l'essentiel c'est de lui accorder l'importance adéquate, en veillant à ne pas manquer cette opportunité, et à se voir combler de ses faveurs. Cela concerne aussi bien le pèlerin que toute autre personne.
Comment accueillir la période du pèlerinage ?
1- Il incombe à chaque musulman d'accueillir les occasions cultuelles en général avec un repentir sincère et véritable. Il consiste entre autres à abandonner les péchés et à ne plus renouveler les fautes passées. Les péchés font malheureusement écran entre l'individu et les faveurs du Seigneur et empêchent le cœur d'accéder à Son Maître.
2- Il faut accueillir également de façon générale les occasions cultuelles avec la volonté ferme et sincère de les passer selon le contentement divin. Allah est véridique envers quiconque l’est envers Lui : (Ceux qui luttent pour notre cause, Nous les guiderons sur nos chemins ).[8]
Cher frère, veille à profiter de cette occasion propice avant qu'elle ne s'en aille, et que tu en pâtisses, car perdre une seule heure suscite le remords. Qu’Allah nous concède à tous de profiter de ces instants précieux, comme j'implore le Seigneur de nous assister dans Son obéissance et Sa parfaite obédience (soumission) !
Quelques préceptes relatifs au sacrifice et à leur légitimité
À la base, le sacrifice est légitimé pour les personnes vivantes étant donné que le Prophète (r) et ses compagnons faisaient des sacrifices pour leur propre personne ou en l'honneur de leur famille. Quant aux convictions répandues chez certaines gens alléguant que le sacrifice est un droit exclusif aux morts, celles-ci n'ont aucune origine. Il faut savoir qu’il existe trois sortes de sacrifice en l'honneur des morts :
Premièrement : le sacrifice peut englober les morts et les vivants à l'exemple de l'individu qui le dédie à sa propre personne ainsi qu'à sa famille en sous-entendant les vivants parmi eux, mais aussi les morts. Cet usage s'inspire de la pratique du Prophète lorsque celui-ci (r) a sacrifié une offrande pour lui-même et pour ses proches. Tout en sachant que certains d'entre eux étaient déjà décédés.
Deuxièmement : faire un sacrifice pour une personne décédée conformément à ses recommandations avant sa mort, le verset suivant étant à l'origine de cette pratique : (Quiconque le (testament) modifie après l'avoir entendu, le péché se verra porté à l'encontre de ceux qui l'auront modifié. Certes Allah est Savant et Entendant ).[9]
Troisièmement : le sacrifice peut être dédié par donation aux morts indépendamment des vivants. Cette pratique est permise, les savants spécialistes en Fiqh (science de la jurisprudence) de l'école Hanbalite ont stipulé que sa récompense parvient effectivement aux morts, et que son auteur en est bénéficiaire pareillement à l'aumône dédiée en leur honneur. Toutefois, je ne considère pas que cette pratique se rattache à la tradition (sunna). En effet, le Prophète (r) n'a jamais consacré de sacrifice spécialement en l'honneur d'une personne décédée. Il ne l'a pas fait pour son oncle Hamza, bien qu'il ne soit l'un des proches les plus chers à ses yeux, ni d'ailleurs pour aucun de ses enfants morts avant lui ; en l'occurrence ses trois filles décédées toutes les trois après leur mariage et trois garçons morts en bas âge. Il ne l'a pas fait non plus pour sa défunte épouse Khadîja, bien qu'elle soit la plus aimée de ses femmes. D'autres parts, aucune tradition venant vérifier cet usage à son époque de la part des compagnons, n'a été recensée.
● Nous considérons également que certains se trompent lorsque ces derniers consacrent un sacrifice au bout de la première année du deuil. Ils le prénomment ce genre de pratique « sacrifice d'outre-tombe ». Ils sont convaincus qu'il est interdit de faire profiter de la récompense de leur action à quiconque en dehors du défunt. Il est possible aussi qu'ils consacrent des offrandes à Allah par donation envers les morts ou conformément à leurs recommandations avant leur mort, mais ils ne le font jamais pour leur propre personne ou pour leurs proches. Or, s'ils avaient su que tout sacrifice voué à Allah que la personne dédie à lui-même et aux membres de sa famille, comprenait à la fois les vivants et les morts, ils se seraient précipités à le faire au dépend de leurs coutumes.
Les choses à ne pas faire pour la personne voulant immoler le jour de l'Aïd
Si quelqu'un veut sacrifier un animal pour l'Aïd, et que l'entrée du mois de Dhû el Hidja est effective (par la vision de la lune ou si le mois précédent Dhû el Qi'da compte trente jours), il lui sera interdit de se couper les ongles et les cheveux, ou d'ôter n'importe quoi de son corps. Selon Um Salama, le Prophète a déclaré (r) : « À la venue des dix jours de Dhû el Hidja, si quelqu'un d'entre vous veut consacrer une offrande [pour l'Aïd], il ne devra toucher à aucun poil de ses cheveux ni de sa peau jusqu'au moment de l’immolation. » À partir du moment où l'intention lui est venue au cours de cette période, il doit s'abstenir de le faire pour le restant des dix jours. Il ne lui sera cependant compté aucune faute pour la période passée.
● La raison est que l'auteur d'un sacrifice est comparable au pèlerin sous certains aspects du Hadj, autrement dit, par sa dévotion envers Allah en lui consacrant une offrande. Il lui convient donc de s'associer à lui dans certaines particularités de la sacralisation (l'Ihrâm). En l'occurrence, s'abstenir de se couper les cheveux ou autre. Ainsi, il est interdit à celui qui prévoit un sacrifice pour l'Aïd de s’enlever quoi que ce soit de ses cheveux, de ses ongles ou des poils de sa peau.
● Ce statut est spécifique à celui qui prévoit de sacrifier. Tandis que les personnes pour qui celui-ci est dédié, elles ne sont pas concernées par cette restriction. En effet, Le Prophète (r) a seulement spécifié : « Si quelqu'un d'entre vous veut consacrer une offrande… », sans préciser les personnes en l'honneur desquelles ce sacrifice est effectué. Rien ne prête à dire au regard des textes, qu'il leur est demandé de se restreindre à cette prescription.
● Si celui qui prévoit de sacrifier venait à se couper les cheveux ou autre, il devra le cas échéant se repentir à Allah (U) et ne plus récidiver. Néanmoins, aucune expiation n'est prévue à cet effet. Cela ne peut pas l'empêcher d’immoler normalement contrairement aux convictions de certaines gens.
● Dans le cas où il commettrait cela par mégarde, par ignorance ou encore si certains cheveux venaient à tomber involontairement, aucun péché ne lui sera imparti. S'il était aussi contraint de se les couper pour une raison ou pour une autre, il n'y a pas d'inconvénient à le faire. Exemple : il peut se couper un ongle cassé qui l'importune, se raccourcir les cheveux qui tombent sur les yeux, ou se les raser pour soigner une plaie, etc.
Traduit par Karim Zentici Revu par Abu Hamza Al-Germâny
[1] Voir Ibn Kathîr.
[2] Rapporté par Ahmed.
[3] Rapporté par e-Dârimî.
[4] Rapporté par Muslim.
[5] Rapporté par Ahmed, Abû Dawûd et Nasâî.
[6] Allah est Grand énormément
[7] Rapporté par Muslim.
[8] L'araignée ; 69
[9] La vache ; 181
Implorer le secours des morts, les invoquer, leur demander de l’aide, se rapprocher d’eux par une quelconque forme d’adoration, comme rechercher leur bénédiction, égorger pour eux, leur consacrer des vœux sur leur tombes. Tout ceci entre dans le polythéisme majeur qui exclut la personne de l’Islam.
Allah Le Très Haut dit :
{Quant à celui qui invoque avec Allah une autre divinité, alors qu’il n’a aucune preuve de ce qu’il avance, il rendra compte de ses actes
uniquement auprès de son Seigneur. Certainement, les mécréants ne connaîtront jamais la réussite.} (Sourate ‘Les Croyants’ verset 117)
Et aussi :
{Les mosquées sont réservées à Allah, n’invoquez donc personne avec Allah.} (Sourate ‘Les Djinns’ verset 18)
Également :
{Dis : ma prière, mes sacrifices, ma vie, ma mort, appartiennent à Allah, Seigneur des Univers. Il n’a nul associé.} (Sourate ‘Les Bestiaux’ verset
162-163)
Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « L’invocation c’est l’adoration. » (El Tirmidhî et Ibn Mâjah)
2.
Parmi les erreurs :
Mettre des porte-bonheur qui comportent du polythéisme, porter des amulettes, ou des talismans,par crainte du mauvais œil, ou contre le mauvais œil et la jalousie. Tout ceci est également du
polythéisme majeur.
En effet, le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : «Celui qui suspend une amulette a commis un acte de polythéisme. » (Ahmed)
3. Parmi les erreurs :Questionner les devins, les voyants, ou les sorciers, et croire en leurs paroles. Ceci est de l’incroyance, car le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Celui qui se rend chez un devin ou un voyant et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed »(Ahmed)
4. Parmi les erreurs :Prétendre connaître l’Inconnaissable ou prétendre avoir accès aux Tablettes Préservées (du destin). Ceci est de l’incroyance, car Allah Le Très Haut dit :
{Dis : Personne dans les Cieux et la Terre ne connaît l’Inconnaissable sauf Allah, et ils ne savent même pas quand ils seront ressuscités}(Les Fourmis, v.65)
Et aussi :
{ Et c'est Lui seul qui détient les clefs de l’Inconnaissable, personne ne les connaît sauf Lui} (Les Bestiaux, v.59)
5.
Parmi les erreurs :
Beaucoup de gens comprennent la parole : « il n’y a pas de vraie divinité sauf Allah » comme étant uniquement l’affirmation de l’adoration à Allah. Or, ceci est une explication
incomplète. En effet, son sens est : « nul ne mérite d’être adoré sauf Allah », c.-à-d. l’affirmation de l’adoration à Allah et la négation de toute forme d’adoration à autre
qu’Allah Le Très Haut. La preuve est dans la parole suivante d’Allah Le Très Haut :
{Nous avons certainement envoyé dans chaque communauté un Messager qui leur disait : « Adorez Allah ! Et
rejetez le Tâghût !
Il est donc obligatoire de désavouer le polythéisme et ses partisans.
6. Parmi les erreurs :Jurer par autre qu’Allah, même si le but n’est pas de vénérer la chose par laquelle on jure, comme on vénère Allah. Par exemple : jurer sur l’honnêteté, sur la morale, ou sur l’honneur, … Tout ceci est du polythéisme mineur, car le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Celui qui jure par un autre qu’Allah a commis un acte d’incroyance ou de polythéisme »(El Tirmidhî, Abû Dâwûd et Ahmed) et également : « Celui qui jure sur l’honnêteté n’est pas des nôtres. » (Abû Dâwûd)
7. Parmi les erreurs :Prendre les tombes comme mosquées ou lieux de prière, ou faire des invocations auprès d’elles. C’est une innovation détestable et une voie vers le polythéisme, car le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Allah maudit les juifs et les chrétiens, ils ont pris les tombes de leurs Prophètes comme mosquées. Ne prenez pas les tombes comme mosquées, car je vous l’interdis. » (El Bukhârî et Muslim)
Et aussi : « Ne priez pas en direction des tombes. » (Muslim)
8. Parmi les erreurs : Construire sur les tombes, les plâtrer, écrire dessus, ou y planter des arbres. Ce sont des innovations répréhensibles. Jâbir ibn Abdallah –qu'Allah l'agrée – rapporte : « Le Messager d’Allah – Prière et Salut sur lui – a interdit de plâtrer les tombes, de s’asseoir dessus, et de construire dessus. » (Muslim) et dans une version authentique rapportée par El Tirmidhî, il est ajouté : « et d’écrire dessus. »
9. Parmi les erreurs :Être allier des mécréants et les aimer, d’après la parole d’Allah Le Très Haut :
{Certes vous avez un bon exemple à
suivre en Abraham et ceux qui étaient avec lui, lorsqu’ils dirent à leur peuple : « Nous vous désavouons, ainsi que ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre nous,
l’animosité et la haine sont apparues à tout jamais, jusqu'à ce que vous croyiez en Allah seulement} (Sourate ‘L’Éprouvée’ verset 4)
10. Parmi les erreurs :Être allié de son clan ou de son pays, au détriment de l’alliance et du désaveu pour la croyance, qui se traduit par l’amour pour Allah et la haine pour Allah. C’est une grave erreur. Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Celui qui aime pour Allah et hait pour Allah, donne pour Allah et prive pour Allah, a complété sa foi. » (Abû Dâwûd)
11. Parmi les erreurs :Organiser différentes fêtes dans le but de se rapprocher d’Allah, comme célébrer l’anniversaire de naissance du Prophète – Prière et Salut sur lui, le nouvel an, ou l’ascension du Prophète – Prière et Salut sur lui – , tout ceci constitue des innovations.
Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Celui qui innove dans notre religion ce qui n’en fait pas partie, son acte est rejeté. » (El Bukhârî et Muslim)
Également dans un hadith rapporté par El °Irbâd ibn Sâriya : le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Attachez-vous à ma Sunna et à celle des califes bien guidés après moi. Tenez-y fermement. Prenez garde aux nouveautés dans la religion. Car toute nouveauté est une innovation. » (Ahmed, El Tirmidhî et Ibn Mâjah)
12. Parmi les erreurs :Accomplir une quelconque adoration dans le but de se rapprocher d’Allah, sans qu’elle n’ait aucune origine dans la religion. Par exemple : veiller toute la nuit du 15ème jour de Cha°bân, jeûner particulièrement le mois de Rajab, fixer des jours particuliers, ou des semaines, ou des mois, pour accomplir des adorations non-légiférées.
En effet, le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Toute innovation est un égarement. » (Muslim)
De plus, Ibn Mas°ûd a dit : « Toute adoration que les compagnons de Mohammed n’ont pas faites, ne la faîtes pas, car les premières générations n’ont pas laissé le choix aux dernières. »
13. Parmi les erreurs :Se moquer de la religion, de ses adeptes, ou de certains de ses rites. Par exemple : se moquer de la barbe, des vêtements au dessus des chevilles. C’est un domaine très grave et une voie vers l’incroyance, car se moquer d’Allah, de Son Messager – Prière et Salut sur lui – ou des rites de la religion, est un acte d’incroyance. En effet, Allah Le Très Haut dit :
{Si tu les questionnais, ils diraient
certainement : « Nous ne faisions que bavardez et nous amusez ! » Dis : « Est-ce d’Allah, de Ses versets et de Son Messager, dont vous vous moquiez ? » Ne
vous excusez pas, vous avez bel et bien mécru après avoir eu la foi} (Sourate ‘Le Repentir’ verset 65-66)
14. Parmi les erreurs :Chercher à ressembler aux mécréants.
Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Celui qui cherche à ressembler à un peuple, en fait partie. » (Abû Dâwûd)
15. Parmi les erreurs :Introduire des mécréants dans la péninsule arabique, sans raison valable.
Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Faîtes sortir les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique, jusqu’à ce qu’il ne reste que des musulmans. » (Muslim)
Nous demandons à Allah de nous pardonner nos erreurs et nos négligences. Et Allah est plus savant.
Bibliographie :
« Point de vue sur beaucoup d’erreurs répandues » par Cheikh Sâlih Âl Cheikh.
« Erreurs répandues dans la croyance » par Cheikh Abdel Rahmân El Mahmûd.
[1] « Tâghût » tout ce qui est adoré en dehors d’Allah et admet cela. [Note du traducteur]
[1]. »} (Sourate ‘Les Abeilles’ verset 36)
les mérites de la pudeur
La pudeur est un caractère de l’âme qui pousse l’individu à faire ce qui élève et embellit et qui pousse à abandonner ce qui rabaisse et enlaidit. En effet, la pudeur, c’est ce sentiment qui rend honteux devant les gens, lorsque l’on fait quelque chose contraire à la bonne conduite. Mais c’est aussi le sentiment qui rend honteux devant Allah, lorsqu’on délaisse une obligation. Et c’est encore le même sentiment qui rend honteux devant les gens, lorsqu’on délaisse ce qu’il conviendrait de faire.
La pudeur fait partie de la foi.
D’ailleurs, le Prophète-prières et bénédiction d'Allah sur lui-a dit :
« La foi comporte soixante et quelques branches…. La pudeur fait partie de la foi ».[1]
Dans ce Hadith, le Prophète-prières et bénédiction d'Allah sur lui-montre que la foi comporte de nombreuses branches et que la pudeur, qu’elle soit envers Allah ou envers les créatures, en fait partie.
La pudeur envers Allah, c’est ce qui oblige le serviteur à obéir à Allah et à s’écarter des interdits d’Allah. Et la pudeur envers les créatures, c’est ce qui oblige le serviteur à agir avec une grandeur d’âme, et à faire ce qui l’embellit et ce qui le rend aimable auprès des gens. Et c’est cette même pudeur qui le poussera à éviter ce qui le rend détestable auprès des gens. Donc, la pudeur sous toutes ses formes fait partie de la foi.
Quand une personne a de la pudeur, on se rend compte qu’elle marche posément : ni d’une manière trop pressée, ni d’une manière trop lente. Dans le même sens,
lorsqu’elle parle, on s’aperçoit que cette personne ne parle que pour dire le bien et le bon, avec la manière et le style le plus élevé qu’elle connaisse. Par contre, si l’individu n’a pas de
pudeur, alors il est amené à faire ce qu’il veut. Comme il a été rapporté dans un Hadith authentique :
« Parmi les paroles prophétiques que les gens ont saisies, il y a : Si tu n’as pas de pudeur, fais ce que tu veux ».[2]
Et le Prophète-prières et bénédiction d'Allah sur lui-avait plus de pudeur qu’une vierge dans sa chambre [3].
« …La vierge… » c’est la femme qui n’est pas mariée, et généralement, elle est pudique. «
…dans sa chambre… » et plus particulièrement le soir de la nuit de noce, car effectivement sa pudeur atteint le summum ce
soir-là[4].
Donc, le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- était plus pudique que la vierge dans sa chambre, cependant, il n’avait pas honte de dire
la vérité, il déclarait la vérité et ne se souciait de personne.
Bien sûr, il n’en profitait pas pour négliger les droits des autres car le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- était la personne la plus pudique. Et c’est ainsi qu’il convient d’être : être pudique et ne pas s’agiter inutilement, ne pas faire ce qui ferait rougir de honte, ne pas faire ce qui serait critiquable.
La pudeur et la science
La pudeur ne doit pas empêcher l’individu de poser des questions concernant ses devoirs dans la religion. Car le fait de délaisser les questions concernant ses
devoirs dans la religion ne fait pas partie de la pudeur, mais c’est plutôt une faiblesse, une défaillance, car Allah n’a pas honte de dire la vérité. Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Quelles excellentes femmes que les femmes des Ansars, la pudeur ne les empêchait pas de comprendre leur religion ».[5]
C’est pourquoi, la pudeur qui empêcherait d’apprendre les devoirs dans sa religion serait blâmable. D’ailleurs, il n’est pas convenable qu’on appelle un tel comportement de la pudeur, mais on dira plutôt que c’est de la faiblesse et de la lâcheté. Et ceci vient de chaytan, alors demande dans ta religion et n’aie pas honte !
Mais pour ce qui est des questions qui ne concernent pas les obligations dans la religion, la pudeur est meilleure que l’absence de pudeur. Comme il a été rapporté
:
« Parmi les paroles prophétiques que les gens ont saisies, il y a : Si tu n’as pas de pudeur, fais ce que tu veux ».
Ô mon frère, Ô ma sœur !A toi d’agir avec pudeur et à toi aussi de te comporter de la meilleure façon, celle qui te permettra d’être apprécié(e) auprès d’Allah puis auprès des gens.
Explication des Jardins des Vertueux, par le Cheikh Mouhammad Salih Al ‘Othaymine Oummou Mou’adh
par http://sounna.over-blog.org/
[1] Hadith rapporté par Abu Horaira que l’on retrouve dans le Sahih de Boukhari ( livre de la foi, n°9 ) ; et dans
le Sahih de Mouslim ( livre de la foi, n°35 ).
[2] Hadith rapporté par Boukhari ( livre du comportement, n°6120 ).
[3] Hadith rapporté par Boukhari ( livre du comportement, n°6119 ).
[4] Explication de cheikh al ‘Otheïmine
[5] Rapporté par Mouslim ( livre des menstrues, n°332 ).
Roqya récité par Saad El Ghamidi
Roqya récité par Khaled El Qahtani
Roqya récité par Ahmed 'Ajmi
Roqya récité par Minshary el Ifassi
Roqya récité par Nabil El 'Awadi
Roqya récité par Tawfiq Esawegh 1
Roqya récité par Tawfiq Esawegh 2
Les dix "nawakides" (oeuvres annulant l'Islam) sont les suivant :
par cheikh ibn baz
1- Le polythéisme (donner un egale à Dieu dans son adoration). Dieu le Trés-Haut a dit : "Certes, Dieu ne pardonne pas qu'on lui donne des associés. En deçà, Il pardonne à qui Il veut" (sourate : 4, verset : 48)
Dieu le Trés haut a dit : "Quiconque, en vérité, donne à Dieu des associés, eh bien oui, Dieu lui interdit le Paradis, et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs" (sourate : 5, verset : 72)
Il fait partie du polythéisme l'invocation des morts, implorer leur secours les voeux, et l'immolation pour eux.
2- Quiconque met des intercesseurs entre lui et Dieu, les invoque, leur demande l'intercession, et se confie à eux, est mécréant pour l'unanimité.
3- Est mécréant, quiconque doute à la mécréance des polythéistes, ou rendre vraie leur croyance.
4- Est mécréant, quiconque croit qu'il y a une voie plus droite, et plus parfaite que la voie du Prophéte Mohammmad (à lui la bénédiction et le salut) ou bienqu'il y a un jugement plus juste que son jugement, comme ceux qui préférent le jugement du Rebelle à son jugement.
5- Est mécréant, quiconque déteste quelque chose parmi ce que le Prophète (à lui bénédiction et salut) a apporté de Dieu, même s'il le pratique. Dieu le Trés-Haut a dit : "C'est parcequ'il s ont de la répulsion pour ce Dieu a fait descendre. Il a rendu, donc, vaines leurs oeuvres" (sourate : 47, verset : 9).
6- Est mécréant, quiconque tourne en dérision un renseignement du prophète. Dieu le Trés-Haut a dit : " Dis : Est-ce de Dieu, de Ses versets ( le Coran) et de son Messager que vous moquiez? Ne vous excusez pas . Vous avez bel et bien mécru aprés avoir cru" (sourate : 9, verset : 65-66).
7- La magie ou la sorcellerie que se soit pour détourner l'esprit de ce que l'on aime, ou attirer l'esprit de ce que l'on aime, ou attirer l'esprit à sympathiser avec ce que l'on déteste; quiconque la pratique ou l'agrée est mécréant.
Dieu le Trés-Haut à dit : "Mais ceux-ci n'enseignaient rien à personne qu'ils n'aient dit d'abord : Rien d'autre : "nous ne sommes rien qu'une tentation, ne sois, donc, pas mécréant " (sourate : 2, verset : 102).
8- Est mécréant, quiconque donne secours au polythéistes et les aide contre les musulmans. Dieu le Trés-Haut a dit : "Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Dieu ne guide, certes, pas les gens injustes" (sourate : 5, verset : 51).
9- Est mécréant, quiconque croit qu'il est possible pour certains hommes de quitter la voie de Mohammad (à lui la bénédiction et le salut) sans inconvénient. Dieu le Trés-Haut a dit : " Et quiconque désire une religion autre que l'Islam ne sera, dans l'au-delà parmi les perdants" (sourate : 3, verset : 85).
10- Eloignement de la religion de Dieu, sans l'apprendre, ni le mettre en pratique. Dieu le Trés-Haut a dit : " Et qui est plus injuste que celui à qui les versets de Dieu sont rappelés, qu'ensuite il s'en détourne? Nous Nous vengerons, certes, des criminels" (sourate : 32, verset : 22).
Il n'y a pas de différences entre ces "nawakides"; ils sont tous prompts à annuler l'Islam, de qui que se soit, sauf celui qui les pratique par contrainte. Ils sont tous dangereux, et le musulman doit s'éloigner d'eux tous.
par cheikh ibn bâz
Shaikh Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin
La Prière : est le deuxième pilier des piliers de l'islam et le pilier le plus important de l’islam après la Shahada (le témoignage de foi).
La Prière : est un lien entre le serviteur et son Seigneur. Le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit : « en effet, quand l’un d'entre vous prie, il parle en privé avec son Seigneur. » [rapporté par Al-Bukhari]
Et Allah dit dans le hadith qudsi : « J'ai divisé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties et Mon serviteur aura ce qu'il demande. »
Ainsi quand le serviteur dit : ' Al-Hamdulillahi Rabb-il-'Alamin ', Allah dit : ' mon serviteur m'a loué. '
Et quand il dit : 'Ar-Rahman-ir-Rahim', Allah dit : ' mon serviteur m'a glorifié. '
Et quand il dit : 'Maliki-yawm-id-Din', Allaah dit : ' mon serviteur m'a honoré. '
Et quand il dit : ' Iyyaka Na'bdu wa Iyyaka Nasta'in ', Allah dit : ' ceci est entre Moi et Mon serviteur et Mon serviteur aura ce qu'il demande. '
Et quand il dit : ' Ihdinas-Siraat-al-Mustaqim. Sirat-aladhina an'amta ' alaihim. Ghairil-Maghdoubi ' alaihim wa la Dallin ', Allah dit : ' ceci est pour Mon serviteur et pour Mon serviteur ce qu'il demande. ' " [Rapporté par Muslim]
La Prière : est un jardin de 'ibadat (les actes d'adoration), dans lequel chaque type splendide d'adoration est trouvé. Il y a le takbir, par lequel la prière est introduite, la position debout pendant laquelle la personne récite la parole d'Allah, l’inclinaison pendant laquelle il vante son Seigneur, le retour de l’inclinaison, qui est remplie des louanges à Allah, la prosternation pendant laquelle il glorifie Allah le Très-Haut et pendant laquelle il l'implore par l’invocation, l’assise dans laquelle il y a le tashahud, des invocations et la fermeture par le taslim.
La Prière : est le moyen d'appui et d'aide en période de détresse et de chagrin. Et elle empêche les actes mauvais et honteux. Allah dit : « cherchez l'aide dans la patience et la prière. » Et Il dit : « récitez ce qui vous a été révélé du Livre et établissez la prière. En vérité, la prière empêche les actes mauvais et honteux. »
La Prière : est la lumière des croyants dans leurs cœurs et en leur lieu de réunion (le jour du jugement). Le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit : « la prière est légère. » Et il – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit : « quiconque la préserve (la prière), elle sera une lumière, une preuve et un (moyen de ) salut pour lui le jour du jugement. » [Rapporté par Ahmad, Ibn Hiban et At-Tabarani]
La Prière : est la joie et le plaisir des âmes des croyants. Le – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit : « mon plaisir a été placé dans la prière. » [Rapporté par Ahmad et Nasa'i]
La Prière : efface les péchés et expie les mauvais actes. Le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit : « que pensez-vous s'il y avait une rivière devant la porte de l'un d'entre vous et où il se baignerait cinq fois par jour, resterait-il une saleté sur lui ? » Ils (les compagnons) ont répondu : « il ne resterait pas là de saleté sur lui. » Le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - dit : « Il en est de même avec les cinq prières (quotidiennes), par elles Allah efface les péchés (mineurs)." » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim] Et le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit : « les cinq prières (quotidiennes) et du Jumu'ah (la prière) au Jumu'ah (la prière) sont une expiation pour ce qui (des péchés) arrive entre eux tant que l'on ne commet pas de grands péchés. » [Rapporté par Muslim]
La Prière en congrégation : Ibn 'Umar (qu’Allah l’agrée) a rapporté que le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit : « la Prière en congrégation est meilleure que la prière seul de vingt-sept degrés. » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim] Ibn Mas'ud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Quiconque serait heureux de rencontrer Allah demain en étant musulman, qu’il préserve ces cinq prières du lieu où elles sont appelées (c'est-à-dire les mosquées), car en vérité, Allah a légiféré pour votre prophète les voies de la guidée. Et en effet ces (cinq prières à la mosquée) font partie des voies de la guidée. Et si vous deviez prier dans vos maisons comme cet homme qui s'abstient (de prier dans à la mosquée) et prie dans sa maison, alors vous auriez abandonné la Sunna de votre prophète. Et si vous deviez abandonner la Sunna de votre prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - vous vous égareriez. Il n'y a pas un homme qui fasse ses ablution et les fasse bien, puis a l'intention d'aller à une de ces mosquées sans qu'Allah ne lui enregistre une bonne action pour chaque pas, l’élève d’un degré et efface un mauvais acte par cela. Vous nous avez certainement vu et personne ne s'abstenait de la prière (à la mosquée) sauf l'hypocrite dont l'hypocrisie était bien connue. Et en effet un homme était porté soutenu par deux hommes jusqu’à ce qu'il soit debout dans le rang (pour la prière). » [Rapporté par Muslim]
Al-Khushu' (le recueillement) dans la Prière, ce qui signifie 1) que le cœur est présent et attentif et 2) préserver cet état- sont tous deux des moyens d'entrer au Paradis. Allah dit : « en effet les croyants sont couronné de succès. Ceux qui craignent dans leurs prières (khashi’un). Et ceux qui se détournent de la conversation vaine. Et ceux qui payent leur Zakat. Et ceux qui protègent leurs parties intimes- Sauf avec leurs conjointes ou ce (des femmes) que leurs mains possèdent, car en effet ils ne sont pas blâmable (). Ainsi quiconque recherche en dehors de cela, alors ceux-là sont les transgresseurs. Et ceux qui maintiennent leur confiance et leurs engagements. Et ceux qui préservent leurs prières. Ils sont les héritiers - ceux qui hériteront Al-Firdaws (le plus haut le niveau dans le Paradis), dans lequel ils seront pour toujours. »
Etre sincère envers Allah dans la prière et l'exécuter selon la manière décrite dans la Sunna sont les deux conditions fondamentales pour son acceptation. Le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit : « en vérité, les actions ne valent que par leurs intentions et chaque personne aura selon ce qu'elle a eu comme intention. » [rapporté par Al-Bukhari et Muslim] Et il – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit : « priez comme vous m’avez vu prier. » {Rapporté par Al-Bukhari]
Écrit par Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin
le 4/13/1406
Source : Sifat Salat-an-Nabi
Traduit par isma'il alarcon
Invocation pour demander pardon
"Ô Dieu, Toi qui es mon Seigneur, qui n'a point d'associé, Tu m'as créé, je suis Ton adorateur, je suis soumis à Tes engagements et à Tes promesses autant que je le suis, je me réfugie auprès de Toi contre le mal que j'ai fait, je reconnais les faveurs dont Tu m'as comblé et je reconnais ma faute ; pardonne-moi car personne d'autre que Toi ne pardonne les péchés." (rapporté par Al-Boukhari)
Invocation en rapport avec la prière
Après l'appel à la prière,
"D'après Jâbir Ibn Abdallah, le messager de Dieu a dit : " Celui qui, après avoir entendu l'appel à la prière, prononce ces mots : "Ô Dieu, le Seigneur de cet appel parfait et de l'office qui va
être célébré accorde à Mouhammad la place éminente et l'excellence, et élève-le au rang louable que Tu lui as promis.", à celui-là mon intercession est due au Jour de la Résurrection."
(rapporté par Al-Boukhari)
En entrant dans la mosquée,
"Au nom de Dieu. Que les bénédictions et les salutations (de Dieu) se répandent sur le messager de Dieu. Ô Dieu, ouvre-moi les portes de ta miséricorde." (rapporté par Mouslim)
En sortant dans la mosquée,
"Au nom de Dieu. Que les bénédictions et les salutations (de Dieu) se répandent sur le messager de Dieu. Ô Dieu, je t'implore de m'accorder une part de Ton immense grâce." (rapporté par
Mouslim)
Après les salutations de la prière,
"J'implore Dieu pour qu'il me pardonne." (3 fois)
"Ô Dieu, Tu es le Salut, de Toi provient la paix. Béni sois-Tu, ô Seigneur, Toi qui détient la majesté et la munificence." (rapporté par Mouslim)
"Il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique, qui n'a point d'associé : à lui appartient le pouvoir, à lui la louange, sur toute chose il est puissant. Ô Dieu, personne ne peut repousser ce que Tu donnes ; personne ne peut donner ce que Tu refuses ; auprès de Toi la fortune du riche ne lui sera d'aucune utilité." (rapporté par Mouslim et Al-Boukhari)
"Ô Dieu, aide-moi à me rappeler de Toi, à Te manifester ma gratitude et à appliquer parfaitement mon adoration pour Toi."(rapporté par Ahmad, Abou Daoud, Nasâ'i et Hakîm)
Enfin,
"Gloire à Dieu" (33 fois)
"Louange à Dieu" (33 fois)
"Dieu est le plus grand" (33 fois)
"Il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique, qui n'a point d'associé, à lui appartient le royaume (des mondes), à lui appartient la louange, il est puissant sur toute chose." (rapporté par Mouslim
et Al-Boukhari)
Il est également possible d'ajouter à cela le verset 255 de la sourate 2, dit verset du Trône (Ayah al-koursayy).
Le matin
"Ô Dieu, en ce jour montant, quelque bienfait qui m'arrive où arrive à toute autre créature, provient de toi l'Unique et sans associé ; à Toi la louange et le remerciement." (rapporté par Abou Daoud)
Ou encore 4 fois :
"Ô Dieu, le jour se lève sur moi alors je te prends pour témoin, toi, les porteurs de ton trône, tes anges et toutes tes créatures, que tu es, certes, Dieu, qu'il n'y a aucune autre divinité en dehors de toi ; tu es l'Unique, tu n'as point d'associé et que Mouhammad est ton messager."(rapporté par Tirmizi)
Tirmizi)
Avant d'aller se coucher et de dormir
"C'est en ton nom, ô Dieu, que je dois mourir et vivre."(rapporté par Al-Boukhari)
Et celle-là : "C'est en ton nom, Seigneur, que je pose mon flanc et c'est grâce à toi que je le relève. Si tu prends mon âme, fais-lui miséricorde ; si tu me la laisses, protège-la au moyen de ce avec quoi tu protèges tes adorateurs vertueux ." (rapporté par Al-Boukhari et Mouslim)
Aussi, celle-là après laquelle il ne faut plus parler :
"Ô Dieu, je te livre mon âme ; je tourne ma face vers toi, je remets toutes mes affaires entre tes mains, je m'appuie sur toi, cela parce que je te crains et c'est vers toi que je veux aller car
on ne saurait trouver d'assistance et de refuge contre toi qu'en toi-même. Je crois au livre que tu as révélé et au prophète que tu as envoyé."
Invocation lors d'un repas
Avant de commencer :
"Au nom de Dieu"
Après avoir fini :
"Louange à Dieu"
Il est recommandé d'ajouter en fin de repas :
"Louange à Dieu qui m'a nourri de cela et me l'a attribué sans puissance ni force de ma part (pour l'acquérir)." (rapporté par Tirmidzi)
Invocation pour demander conseille à Dieu et prendre la meilleure décision
Jâbir Ibn Abdallah a dit : le prophète nous enseignait l'invocation de demander conseil à Dieu, dans toutes les affaires, comme il nous enseignait une sourate du Coran : "Lorsque l'un de vous, disait-il, décide d'entreprendre une affaire (importante), qu'il fasse d'abord deux rak'at puis qu'il dise : "Ô Dieu, je m'adresse à Ton Omniscience pour prendre le meilleur parti ; je Te demande de m'en donner le pouvoir (Toi qui est Tout Puissant), je m'adresse à Ta suprême bonté, car Tu peux tout et je ne puis rien ; Tu sais tout, je ne sais rien, Tu es le Grand Connaisseur des choses cachées. Ô Dieu, si Tu sais que la présente chose (tu dois la nommer) est meilleure pour moi dans ma religion, ma vie présente et ma vie future, dans mes proches et lointains avenirs, destine-la moi, rends-la moi facile et bénis-la pour moi. Si Tu sais que le résultat de la présente affaire (tu la nommes) est pour moi un mal dans ma religion, ma vie dans le monde et mon lendemain (ou mes proches et lointains avenirs), écarte-la de moi et écarte-moi d'elle. Destine-moi le bien là où il se trouve puis fais que j'en sois satisfait."(rapporté par Al-Boukhari)
Invocation du voyageur
Après s'être assis dans un véhicule ou sur une monture, le voyageur dira :
"Dieu est le plus Grand (3 fois). Gloire à celui qui a mis tout cela à notre service, alors que, de nous-mêmes, nous n'y serions pas parvenus. Oui, nous nous tournons vers notre Seigneur. Ô Dieu,
certes, je Te demande l'acquisition du bien et de la piété dans ce voyage et de raccourcir son long trajet. Ô Dieu, Tu es le compagnon dans le voyage, le lieutenant pour la famille. Ô Dieu, je
cherche certainement Ta protection contre les difficultés du voyage, contre une triste vue, contre toute mauvaise destinée dans la fortune et dans la famille."(rapporté par Mouslim)
Quand le voyageur revient, il récitera la même invocation et en concluant par ceci :
"Nous sommes les revenants, les repentis, les adorateurs et à notre Seigneur nous adressons les louanges."(rapporté par Mouslim)
par Ibn al-Qayyim al-Jawziyya
L’auteur dit [dans son livre Al-wâbil assayib minal kalâm at-tayyab] à propos des avantages du dhikr :
Il y a dans le dhikr plus de cent avantages (parmi lesquelles) :
1 - Il chasse Satan, le réprime et le brise.
2 - Il entraîne l'agrément de Dieu.
3 - Il dissipe les soucis et les angoisses du coeur.
4 - Il procure au coeur la joie et l'allégresse.
5 - Il illumine le visage et le coeur.
6 - Il fortifie le coeur et le corps.
7 - Il attire la subsistance.
8 - Il revêt l'invocateur de respect, de douceur et d'aspect agréable.
9 - Il fait acquérir l'amour qui est l'esprit de l'Islam, le moteur de la religion et l'axe du bonheur et du salut. Dieu a suscité une cause à chaque chose et celle de l'amour (de Dieu) est inscrite dans la continuité de la pratique du dhikr. Celui qui veut gagner l'Amour de Dieu doit Le mentionner souvent. C'est que le dhikr est la porte de l'amour, son plus grand symbole et sa voie la plus droite.
10 - Il fait acquérir à l'invocateur qu’Allah l’observe et le fait de s'introduire dans la porte qui mène au degré de
l'ihssan (la perfection dans l’adoration). Ainsi, il adorera Dieu comme s'il Le voyait. Il n'y a donc à l'insouciant aucune autre issue vers le rang de l'ihssan que celle du
dhikr, de la même manière que celui qui demeure assis ne pourra jamais rejoindre sa maison (qu'en marchant).
11 - Il fait obtenir la qualité de « la remise confiante à Dieu dans toutes ses affaires » c'est-à-dire le retour à Dieu. Et celui qui se retourne souvent vers Dieu au
moyen du dhikr, verra son coeur se tourner vers Dieu en toutes circonstances. Dieu devient ainsi son refuge et son asile, son Protecteur contre les calamités et les malheurs de la
vie.
12 - Il héritera une place rapprochée de Dieu. Ainsi en fonction de l'ampleur de son dhikr se situe sa position par rapport à Dieu. C'est dire que plus son dhikr est abondant,
plus il se trouve dans la proximité de Dieu et plus son insouciance s'accroît (en ne se rappelant pas Dieu), plus son éloignement s'accentue.
13 - Il lui ouvre une des plus grandes portes de la connaissance. C'est-à-dire que son savoir grandira au fur et à mesure que ses évocations se multiplieront.
14 - Il lui procure le respect mêlé de crainte envers son Seigneur, Sa magnificence en raison de l'emprise que le dhikr a sur son coeur, et de sa présence constante avec Dieu.
C'est le contraire de l'insouciant dont le voile du respect mêlé de crainte est trop épais dans son coeur.
15 - Il lui procure la mention que Dieu fera de lui, comme l'indique ce verset :
« Souvenez-vous de Moi et je Me souviendrai de vous » (Coran, 2/152).
S'il n'y avait que cela comme bienfaits du dhikr, cela suffirait comme mérite et noblesse.
Le Prophète -que Dieu lui accorde la grâce et la paix - a rapporté ce que son Seigneur a dit :
« Celui qui se souvient de Moi en lui-même, Je Me souviendrai de lui en Moi-Même. Celui qui me mentionne dans une assemblée, Je le mentionnerai dans une
assemblée meilleure. » [Cité par Bukhârî]
16 - Il réconforte la vie du coeur. J'ai entendu le chaykh al-islâm Ibn Taymiyya dire :
« Le dhikr est au coeur ce que l'eau est au poisson. Quel serait l'état du poisson s'il venait à quitter
l'eau ? »
17 - Il évacue la rouille du coeur. Chaque chose a sa rouille et celle du coeur, c'est l'insouciance et
les passions irréfléchies ; et son polissage se fait par le dhikr, le repentir et la demande du pardon à Dieu.
18 - Il efface les fautes et les élimine complètement. Il compte au nombre des plus grandes oeuvres et
celles-ci chassent inévitablement les mauvaises actions.
19 - Il détruit l'appréhension (al wahchatou) qui sépare l'adorateur de son Seigneur. C'est qu’entre l'insouciant et Dieu, il y a une cloison (appréhension) qui
ne peut être effacée que par le dhikr.
20 - Lorsque le serviteur fait la connaissance de Dieu à travers son dhikr pendant les jours heureux, il
le connaîtra aussi pendant les jours sombres. En effet, lorsque le serviteur obéissant, qui invoque Dieu, est gagné par l'adversité ou demande à Dieu de satisfaire un de ses besoins, les anges
disent : « Ô Seigneur ! C'est une voix connue d'un serviteur connu. » Par contre, quand l'insouciant appelle Dieu et lui demande
quelque chose, les anges disent : « Ô Seigneur ! C'est une voix inconnue qui provient d'un serviteur inconnu. »
21 - Il sauve du châtiment de Dieu, comme l'a indiqué Mu'âdh : « Il
n'y pas meilleur salut vis-à-vis du châtiment de Dieu que le dhikr de Dieu. » [Cité par Tirmidhi.] - C'est la cause qui fait descendre la sérénité (sakîna),
celle de la manifestation de la miséricorde et le regroupement des anges autour des invocateurs, comme nous en a informé l'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la
paix.
Traduit par l’association Cap Islam